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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 22:56
La tour des plaidsSituée sur le canal du Puty, la Tour des Plaids, probablement édifiée vers 1380, flanquait la Tour Chaussée et constituait un élément important du Grand Rempart qui protégeait la ville (Google Maps).

Des aménagements devraient bientôt être effectués pour remettre en état le vannage de la Tour des Plaids ainsi que le vannage du canal du Puty, visible en empruntant la rue du Moulin la Ville ou depuis le pont des Minimes, mais malheureusement dissimulé à la vue de la plupart des passants par un vieux bâtiment de planches.

La Communauté de Communes de Verdun réaménage actuellement l'ensemble du secteur et met en valeur le canal en démolissant ce vieux bâtiment et en agrémentant les abords du vannage par un plancher de bois, des pavés, un garde corps en fer forgé et de nouvelles plantations.

Et puisque je vous entends tous hurler "Mais c'est quoi un Plaid ?" : cela désignait une assemblée des grands, comtes et évêques à l'époque carolingienne. Par la suite, le terme de plaid fut utilisé pour désigner la réunion des habitants d'une communauté, à la demande du seigneur, chaque année.
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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 19:51
La Gargouille de la Chapelle de l'Hospice Ste CatherineLorsque l'on passe devant le 54 de la rue St Sauveur (Google Maps) et que l'on lève les yeux vers le ciel on peut apercevoir cette charmante gargouille (et sa soeur jumelle).

Cramponnées à une chapelle du 14e siècle elles ont vu passer les siècles et les transformations architecturales. Construite au 14e siècle, la chapelle de l'hospice Sainte Catherine fut modifiée à plusieurs reprises en 1672, 1739, 1753 puis au 19e siècle. Accolés à cette Chapelle, les bâtiments hospitaliers datent eux du 18e et du 19e et furent finalement agrandis au 20e siècle.

Vue la liste des oeuvres et mobiliers classés apparaissant dans la base de données du Ministère de la Culture, l'intérieur doit valoir le coup d'oeil. Outre le mobilier ancien, les nombreux tableaux et portraits, les collections de pots à pharmacie des 18e et 19e siècles, les croix, les dalle et plaques funéraires, les encensoir et autres objets de cultes, on peut découvrir une pièce murale représentant la Fable de Lafontaine "Le renard et la cigogne".

Il faudra que j'aille y faire un tour...

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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 16:58
Mémorial de la Voie SacréeInauguré le 14 mai 1967 sur le plateau de Moulin-Brûlé (Google Maps), le Mémorial de la Voie Sacrée est la propriété de la Fédération Nationale du Train, association verdunoise d'anciens de l'Arme du Train. Et c'est justement l'emblème de l'Arme du Train (la roue ailée) que l'architecte SCHMITT et le sculpteur BARROIS ont mis en valeur au sommet du Mémorial. La base du monument, elle, est composée d'une frise rendant hommage à l'ensemble des soldats ayant participé à la légende de la Voie Sacrée.
Désignée simplement comme la route (si tant est qu'on l'appelât de quelque nom que ce soit), la départementale reliant Bar-le-Duc à Verdun était l'artère logistique vitale de la place de Verdun. Ce n'est qu'après la guerre qu'elle fut baptisée la «Voie sacrée» par l'écrivain Maurice Barrès, en référence à l'antique Via Sacra romaine menant au triomphe.

Borne de la Voie SacréeCette voie était entretenue en permanence, car les camions de transport de matériel et de troupes y défilaient sans arrêt, jour et nuit, au rythme d'un véhicule toutes les treize secondes en moyenne. Durant l'été 1916, 90 000 hommes et 50 000 tonnes de munitions, de ravitaillement et de matériel l'empruntaient chaque semaine pour alimenter la fournaise de Verdun. Si un véhicule tombait en panne, il était immédiatement poussé dans le fossé pour ne pas gêner la circulation. Des carrières étaient creusées tout le long de la route et des soldats jetaient en permanence des cailloux sous les roues des camions pour boucher les ornières, tandis que plusieurs escadrilles de chasseurs, parmi les meilleures que comptait l'aviation française, étaient chargées de sa protection contre les attaques aériennes ennemies.

De nos jours, elle est matérialisée par des bornes casquées portant l'inscription N VS (Nationale Voie sacrée). Ces bornes ne sont malheureusement plus authentiques car elles ont été saccagées par des collectionneurs pour récupérer les casques en bronze qui les surmontaient. Les bornes spécifiques tous les kilomètres environ avec palme de laurier latérale, coiffée d’un casque de poilu en bronze avaient déjà été démontées en 1940 par les Allemands. Elles ont toutes été remises en état ou remplacées en 1998, pour les 80 ans de l’armistice. Les bornes actuelles sont identiques en formes et couleurs mais sont surmontées de casques non reproduits à l’identique et en résine.

Sur les cartes IGN, la Voie Sacrée apparaît encore sous la dénomination N35. Mais plus pour très longtemps. Le gouvernement a en effet de retiré à la Voie Sacrée sont statut de Route National acquis en 1923 en récompense du rôle éminent qu’elle avait joué durant la Bataille de Verdun, et l'a "départementaliser". La Municipalité de Verdun avait tiré la sonnette d'alarme ici, mais cela n'aura pas suffit.

"La dénomination de la route départementale assurant la liaison entre Bar le Duc et Verdun, communément désignée sous le nom de Voie Sacrée est désormais Voie Sacrée Nationale" (article 1 de l’arrêté interministériel du 15 février 2007)

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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 08:52
Coucher de soleil sur la Meuse en crueA Verdun coule la Meuse. Canalisée, divisée en bras (canal du Puty, Saint Airy, St Vannes, etc.), créant des promenades à parcourir, des ilôts à découvrir. Mais cette tranquilité apparente cache une autre réalité : les crues récurentes.
Un historien verdunois raconte que "l'hiver de 1245 à 1246 fut si pluvieux, que les eaux de la Meuse inondèrent toute la ville basse ; on allait en bateau dans la Grand'rue". Idem en 1302 ; et en 1697 l'abbé Arnauld constate, dans ses mémoires, qu'en moins de six heures, une effroyable inondation de la Meuse, à Verdun, emporta presque tous les ponts et une grande partie des maisons d'une rue proche de la rivière. Ces inondations se répétèrent régulièrement à travers les siècles jusqu'au 27 février 1844, où le niveau s'éleva à 3.20 m au pont Chaussée. Il résulte des observations faites par le service des ponts et chaussées que c'est la plus haute crue qui se soit produite, de nos jours, sur ce point.
Depuis cette époque, des débordements partiels de la Meuse se firent sentir en France, mais ils ne présentèrent pour notre territoire qu'une importance insignifiante, bien que quelques-uns aient été pour la Belgique et la Hollande de véritables catastrophes.
Cette semaine le niveau avoisine les 2 m et la Meuse innonde les prairies autour de Verdun. Rien de grave même si les photos restent impressionnantes.
Pour plus d'infos vous pouvez consulter le site vigicrue (données heure par heure) ou celui de l'EPAMA.
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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 17:48
Les Veilleurs de la PaixEn arrivant à Verdun en provenance d'Haudainville, on peut remarquer sur la droite un mystérieux monument (Google Maps). Quatre silhouettes métalliques rappelant les Nazguls du Seigneur des Anneaux se tiennent dos à dos telles des sentinelles de fonte.

Il s'agit en fait de la reproduction d'un monument, "les Gardiens de l'Espace", érigé à Sarajevo, dans les jardins de l'ambassade de France, à la mémoire des "soldats de la Paix" (sic!) tombés dans les Balkans de 1992 à 1996.

Ce monument devait, à l'origine, être érigé au Centre Mondial de la Paix mais la majorité du conseil municipal de la ville de VERDUN en a décidé autrement, arguant que «Le monument aux morts de VERDUN, de par son caractère sacré, a vocation universelle, dans l’espace et dans le temps, à commémorer toutes les victimes de tous les conflits dans lesquels la Nation a été, est, ou sera engagée et pour lesquels il n’existe pas de monument spécifique ; aucun monument commémoratif ne pourra être érigé sur le territoire communal».

Bref, nos Nazguls font le pieds de grue aux portes de la ville et surveillent les crues de la Meuse.
Pour mieux comprendre l'oeuvre :
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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 23:11
La Porte ChausséeC'est un des monuments que l'on remarque en premier lorsque l'on arrive dans le centre ville.

Principale porte de la ville donnant sur le plus grand pont, la "Tour de la Chaussée" fut édifiée en style gothique vers 1380. C'était une des pièce maîtresse du Grand Rempart défensif de Verdun, composée de deux puissantes tours circulaires surmontées d'un parapet crénelé sur mâchicoulis (j'adore ce mot). La porte à herse de bois est constituée d'une arcade et d'un fronton classiques ajoutés en 1690. Prison militaire royale à partir de 1754 et s'ouvrant par un pont-levis aujourd'hui disparu, la porte donnait sur la rive droite de la Meuse et la route de Metz qui menait aux Champs de bataille.

De nos jours la Tour Chaussée abrite l'Association des Villes de France (permanences tous les mardis de 10h à 12h).

Elle profite en ce moment de quelques travaux de restauration au niveau de l'étanchéité du toit terrasse.

(Google Maps)

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3 février 2007 6 03 /02 /février /2007 16:11
Nécropole NationaleEn visitant la Citadelle souterraine on peut assister à une reconstitution de la cérémonie de désignation du soldat inconnu parmi huit  cercueils alignés. On sait tous où se trouve LE soldat inconnu, mais que sont devenu les sept autres ?  J'ai résolu ce mystère ce matin en lisant une plaque commémorative dans un cimetière de Verdun (Google Maps) :

"Ici reposent les sept soldats français inconnus venus de tout le front de bataille.

Le 9 novembre 1920 huit soldats français inconnus exhumés dans tous les secteurs du front en des endroits gardés secrets furent réunis à la citadelle de Verdun pour une glorieuse veillée funèbre.
Le 10 novembre en présence de M. Maginot, Ministre des pensions, l'un d'eux fut désigné par le sort pour recevoir à Paris, sous l'arc de Triomphe de l'Etoile, les honneurs suprêmes.
Les sept autres, confiés à la ville de Verdun, montent ici au pied du drapeau, leur dernière garde, se dressant en rempart devant la cité inviolée et faisant leur la devise du soldat de Verdun "On ne passe pas".

Passant salut bien bas
Ici repose peut-être ton père, ton fils, ton frère, ton ami, mort quelque part pour la France au cours de la Grande Guerre.

Le Souvenir Français"

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3 février 2007 6 03 /02 /février /2007 00:00
La Défense de RodinPour commémorer la défense héroïque de Paris contre l’envahisseur prussien en 1870-1871, la Préfecture de la Seine lance un concours en 1879 : le monument est destiné au rond-point de Courbevoie, situé dans la perspective de l’Arc de triomphe. Rodin, qui cherche alors à se faire connaître, prend part à ce concours.

Comme la plupart des autres projets (une centaine), il propose un groupe (c'est à dire une oeuvre composée de plusieurs sujets sur le même support) composé d’une figure allégorique et d’un guerrier. L’œuvre repose sur le contraste entre le dynamisme de la figure féminine jaillissant hors de la composition, ses deux bras aux poings serrés largement écartés et la bouche grande ouverte, et le rythme brisé du corps du guerrier représenté mourant, qui offre une transposition directe du Christ de la Pietà de Michel-Ange. Jugé trop révolutionnaire, ce groupe vibrant de violence fut écarté dès la première étape du concours.

Le groupe de Rodin allait finir par trouver une place. En effet, l’esprit de revanche qu’il proclamait s’imposa de nouveau avec la 1ère Guerre Mondiale, et le projet fut présenté en 1916 au comité néerlandais de la Ligue des pays neutres, qui voulait élever un monument commémoratif de la défense de Verdun. L’agrandissement au quadruple fut réalisé en 1917-1918, et le monument inauguré à Verdun le 1er août 1920.

Situé un temps près de la Porte St Paul, le monument se trouve aujourd'hui rue des Frères Boulhaut (Google Maps)
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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 10:25
Le Centre Mondial de la PaixDe capitale de la Guerre, Verdun est devenue petit à petit symbole de la réconciliation entre les peuples et lieu de mémoire et de promotion de la Paix.

C'est en 1966, lors du 50ème anniversaire de la bataille de Verdun, que la ville s'autoproclame "Capitale de la Paix" et inaugure à l'hôtel de ville le Livre de la Paix (signé par le Général De Gaulle). Le 22 septembre 1984, le président Mitterrand et le chancelier Kohl viennent se recueillir, main dans la main, devant l'Ossuaire de Douaumont en silence. Ce geste hautement symbolique marque non seulement la réconciliation mais aussi l’amitié retrouvée des deux peuples.

C’est ainsi que tout naturellement l’Association du Centre Mondial de la Paix (Google Maps), des Libertés et des Droits de l’Homme fut créée en 1990 à Verdun et que l'ancien palais épiscopal (cf. Photo) abrite depuis 1994 le Centre Mondial de la Paix et son exposition permanente.

On peut y découvrir actuellement l'exposition "La Grande Guerre en relief" et ses centaines de photographies stéréoscopiques dont la puissance d’évocation terrible nous montre la Guerre dans toute son horreur.

On peut toutefois faire un reproche à ce lieu de "mémoire" (et plus généralement à l'ensemble des sites historiques de la région) : l'obstination à vouloir faire rimer Paix et Morale, voire Paix et Religion, et l'incapacité à retracer de façon objective le fait historique dans toute sa complexité (économique, politique, sociale, etc.). Bref, on nous dit que "la guerre c'est mal", on nous dit que nous devons être des "acteurs de la Paix" mais on fait totalement abstraction des politiques qui mènent aux guerres et sur lesquels le "citoyen" (mot qui revient souvent) n'a aucune prise.

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28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 18:41
Pour récupérer l'autoroute A4 en partant de Verdun on emprunte la "Voie Sacrée" (axe stratégique de la 1ère guerre mondiale qui permettait d'approvisionner le front de Verdun en hommes et en matériel depuis Bar-le-Duc). Et à chaque fois que je fais ce trajet je me dis : "mais qu'est-ce que c'est que cette grosse usine plutôt moche le jour, qui se métamorphose en ville de lumière à la nuit tombée ?"

Voici donc la réponse : il s'agit d'une usine implantée depuis 40 ans et répondant au doux nom de Lacto Serum France. Cette Société collecte chaque jour plus de trois millions de litres de petit lait et produit, adapte et commercialise dans une trentaine de pays une gamme de produits dont le champ d'application s'élargit sans cesse : nutrition animale, industrie agro-alimentaire, diététique infantile, cosmétique...

Si on en croit le site de l'INSEE, Lacto Serum France était la 4ème entreprise exportatrice meusienne en 2005 (1002ème entreprise exportatrice française), ce qui fait d'elle une petite lueur d'espoir pour les 16,6% de chômeurs de la ville de Verdun.

(Google Maps)

Edit : Après vérification, il y a en fait deux usines sur la photo. Celle de gauche est bien Lacto Serum. Celle de droite est une usine classée SEVESO et répondant au doux nom de Inéos Chlor France.
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Philippe Burlet

Un artiste verdunois qui roule des mécaniques

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