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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 15:51
Le Monument de la Victoire _ VerdunEn plein centre ville de Verdun trône ce que certains nomment le "Goldorak". Il s'agit en fait du Monument "à la Victoire et aux soldats de Verdun". Il se trouve plus précisément au bout de la rue de la Victoire en haut d'un gigantesque escalier de 73 marches creusé dans l’ancien rempart (Google Maps).

Au sommet, une crypte se visite gratuitement. Elle conserve des livres d’or, des photos et coupures de journaux ainsi qu'un énorme fichier des combattants tombés sur les champs de bataille de Verdun et de ceux qui ont été décorés. Le gardien est là pour donner toutes les explications nécessaires et renseigner également sur les autres sites de Verdun. La crypte est surmontée d’un pylône supportant un impressionnant guerrier symbolisant la puissante défense de Verdun. Le tout est flanqué de deux canons russes pris sur le front allemand.

Tout ça a vraiment de la gueule.

C'est le projet de l'architecte Chesnay qui a été retenu par la municipalité de Verdun dans les années 20, et la statue du guerrier victorieux est due au sculpteur Jean Boucher. Et pour tout vous dire vous avez échappé à ça.

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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 12:18
Synagogue de verdun (Meuse)Les tempêtes de neiges s'abattent sur toute la France. Toute ? non car une petite ville de la Meuse résiste encore et toujours à l'hiver. A Verdun, le ciel est bleu, le soleil brille. Il fait un peu frisqué bien sûr, normal pour un mois de janvier, mais on est bien loin des ciels grisâtres qu'imagine les gens quand on évoque la Meuse entre septembre et mai.

Aujourd'hui je vais donc vous présenter la Synagogue (c'est pour cela que l'article s'appelle "synagogue en hiver"). Blottie au fond de l'Impasse des Jacobins (Google Maps), elle fut bâtie entre 1873 et 1875 par l'architecte Henri Mazilier, sur l'emplacement d'un ancien couvent. Son style est caractérisé par la polychromie des matériaux (calcaire et brique), l'usage des arcs outrepassés (c'est à dire qu'ils dessinent plus qu'un demi-cercle) et des merlons chantournés (ça veut dire qu'il y a de jolis créneaux sculptés). Oui, moi aussi j'ai appris des mots aujourd'hui.

Il n'y a pas d'ouvertures latérales, mais les pans vitrés de la toiture permettent tout de même d'apporter un peu de lumière dans cet édifice soutenu par des colonnes de fontes.

Sur la droite de la photo on distingue une partie de la synagogue qui semble être laissée à l'abandon. Je mène mon enquête pour en savoir plus là-dessus et je vous tiens au courant dès que j'en sais plus sur le sujet.
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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 17:31
Aujourd'hui c'est dimanche et c'est le jour du 32ème Salon des Antiquités de Verdun. Direction : la Salle Cassin sur la base de loisirs du Pré L'Evêque (Oui il y a une base de loisir en plein Verdun avec une plage, des pédalos, un parcours de santé, et un complexe sportif qui sert pour l'occasion à entreposer des antiquités). Nous faisons donc un petit tour entre les armoires, les commodes et les secrétaires, on passe des tables aux lustres et des bibelots aux tableaux. Puis nous sortons.

Le temps est superbe (comme toujours à Verdun) et nous décidons d'aller nous balader un peu le long de la Meuse à la recherche d'un gué aperçu en photo la veille dans un merveilleux ouvrage distribués par la municipalité lors de la cérémonie d'accueil des nouveaux habitants de la citée en novembre dernier. Bref, nous voilà partis bras dessus bras dessous, remontant la Meuse depuis la Place de la Digue. Nous passons devant le Club Nautique Verdunois et rejoignons le parcours de santé à l'embranchement du Canal Saint Airy avant de nous retrouver sur un ravissant petit îlot et de découvrir, ô Merveille des Merveilles, le gué tant attendu... mais qui à cette saison ressemble plus à un torrent. De là on devine à l'ouest le plan d'eau du Pré l'Evêque et à l'est le quartier du Dieu du Trice. Mais ça c'est une autre histoire que nous vous raconterons bientôt...

(Photo prise ici)
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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 17:02
Pas très loin de Verdun se trouve le site du village détruit de Fleury-devant-Douaumont (Google Maps). Ce village du département de la Meuse abritait 422 habitants avant la première Guerre Mondiale. Il fut pris et repris 16 fois en 2 mois par Français et Allemands. C'est l'un des neuf villages détruits lors de la Bataille de Verdun en 1916.

Aujourd'hui lieu de souvenir, Fleury est un espace boisé où les stigmates des furieux combats qui s'y déroulèrent sont encore visibles bien qu'atténués par le temps. Un parcours fléché permet de découvrir l'emplacement des maisons qui se dressaient dans les différentes rues du village avant la destruction de celui-ci.

Ces neuf villages fantômes, considérés "morts pour la France" et cités à l'ordre de la nation, ont conservé une existence strictement administrative, dédiée au souvenir. Chaque commune a son propre maire, doté de pouvoirs comparables à ceux des communes habitées, mais désigné par le préfet. Ces neuf communes se concentrent dans un secteur appelé "Zone rouge", ainsi baptisé à cause des hachures rouges tracées par l'état-major après la guerre.

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12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 19:05
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11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 16:03
Parc Municipal JapiotCréé il y a bientôt un siècle, le parc municipal Japiot est un petit coin de verdure situé en plein centre ville de Verdun. Coincé entre la Meuse et l'avenue du Luxembourg il est parfait pour ceux qui désirent flâner au milieu des arbres et des canards. Oui, il y a plein de canards dans le parc Japiot. Et c'est plutôt cool parce que j'aime bien les canards.

Pour le rendre encore plus attrayant, la municipalité a décidé de lui redonner une deuxième jeunesse. Les premiers travaux ont consisté en la création d'un ponton hyper sympa le long de la Meuse. Pour la suite on nous promet l'aménagement des chemins intérieurs et des aires de jeux pour les enfants, la création de deux passerelles surélevées et la renaissance du cours d'eau qui ceinturait le jardin horticole. Ajoutons à cela le profilage des berges, l'installation d'un nouveau mobilier urbain et la mise en place d'un éclairage adapté qui permettra de circuler agréablement dans ce parc qui est, et s'est suffisament rare pour être souligné, ouvert à toute heure du jour et de la nuit.

(Photo prise ici)
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9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 16:02
Verdun est la ville de Mémoire par excellence, et les nombreux monuments et bâtiments classés qu'elle accueille en son sein en attestent. En tout ce sont 140 édifices qui sont répertoriés dans la base de donnée Mérimée des monuments historiques (contre 173 pour Reims et ses 200 000 habitants). Bien sûr, on pense tout de suite à la première Guerre Mondiale, à la citadelle souterraine, aux forts et fortifications, aux monuments érigés à la mémoire des combattants tombés en 14-18, ou encore au messe des officier du Quai de la République (cf. photo).

Il faut ajouter à cela des bâtiments beaucoup moins récents et beacoup plus religieux comme les 5 abbayes bénédictines (10e et 11e s.), les 2 couvents (14e et 18e s.), les 2 églises paroissiales, la cathédrale, la synagogue et la chapelle de l'institution St Joseph, le collège des jésuites (16e s.), la collégiale de Chanoine de la Madeleine (11e s.), l'ancien évêché et l'actuel accompagné de son jardin d'agrément ainsi que la Maison du Pape Jule II.

Hôtel de Ville de VerdunViennent ensuite les hospices et hôpitaux (Sainte Catherine, st Jacques et St Nicolas) ainsi que quelques hôtels (dont l'hôtel de la Princerie qui fait aujourd'hui office de musée), les ponts, portes et tours de la ville, le marché couvert et le théâtre, et bien sûr de très nombreuses maisons (du 14e au 20e s.)

Oups ! J'allais oublié l'Hôtel de Ville (cf. photo).
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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 09:57
Le Quai de Londres Le quai de Londres est aujourd’hui l’une des artères "quasi-piétonnes" les plus fréquentées de Verdun. On y trouve bars, restaurants, discothèque, et de nombreuses terrasses en été qui permettent de se prélasser en regardant les bateaux du port de plaisance. Bon... bien sûr vous ne verrez pas de bateaux sur les photos puisque nous sommes en hivers.

Pendant l'été le quai de Londres accueille également le Festival "Musiques et Terrasses" qui vous invite chaque week-end à des concerts gratuits et variés sur les rives de la Meuse. La plus grande guinguette de Lorraine. Dix soirées, dix concerts : artistes régionaux en première partie suivis de talents issus de la scène nationale. Youpi !!

Au fait, le quai porte le nom de la ville de Londres en l'honneur de la capitale britannique qui a financé la reconstruction de Verdun après les petits incidents de la 1ère Guerre Mondiale.
Le Quai de Londres a été complètement rénové. Ce sont des aménagements très récents comme ceux-ci qui ont changés l'âme de la ville  de Verdun. De ville consacrée à la mémoire elle est devenue une ville de tourisme ou le souvenir n'est qu'un des composants qui justifient votre visite. L'eau et la pierre de France s'y unissent pour donner, quand le soleil illumine la Meuse, un petit air de Midi ou il fait bon se restaurer.

Et si vous avez peur de vous perdre... Google Maps !
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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 10:29
Cathédrale de VerdunLa Cathédrale de Verdun a vu le jour en 990 sous l'impulsion de l'Evêque Heimon. Elle a été construite selon le plan roman-rhénan, type parfait de la basilique rhénane ; une cathédrale «double» : une nef, deux transepts, deux choeurs, deux cryptes, quatre tours avec flèches en plomb, cinq portes, et probablement un cloître au sud.

Malgré les incendies et les obus de la première guerre mondiale, la cathédrale garde cette structure encore aujourd'hui. Et si on compte bien elle a donc fêté sont millénaire en 1990. C'est pas rien !

  • Si vous voulez savoir où se trouve la Cathédrale c'est
  • Si vous voulez voir de jolies photos allez jeter un oeil ici
  • Si vous voulez en savoir plus sur la Cathédrale c'est plutôt ici
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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 13:55

L'histoire de Verdun plonge ses racines dans les temps les plus reculés, à l’âge de la pierre taillée (paléolithique : la présence humaine dans la région date de 300 à 400 000 ans). De sa situation sur un éperon rocheux dominant le fleuve, provient le nom celte de Verdun signifiant la forteresse (dunum) qui surveille le passage sur une rivière (vir ?). Oppidum celte puis castrum romain, après l’invasion des Gaules, Verdun sera évangélisée au IVe siècle. À l'époque carolingienne, Verdun est un important marché aux esclaves où viennent s'approvisonner les marchands occidentaux, juifs et musulmans.

 

Le traité de Verdun en 843 est considéré par les historiens comme l'un des plus importants de l'histoire européenne. En effet, il consacre la partition de l'empire de Charlemagne, en trois unités distinctes qui donnent naissance à l'ouest à la future France et à l'est à la future Allemagne. La large bande de terre située au centre,qui relie la mer du Nord à la Méditerranée, connaîtra une rapide décomposition en plusieurs territoires : la question de la frontière entre France et Allemagne est posée pour un millénaire.

 

Louis le Pieux (ou le Débonnaire) succède à Charlemagne, son père, en 814. Il ne parvient pas à maintenir l'unité du vaste empire, que trois de ses fils se disputent déjà de son vivant. À sa mort, en 840, Lothaire l'aîné revendique la succession sans partage, mais ses deux frères Charles le Chauve et Louis le Germanique réclament une part de l'héritage et font alliance . En 841 à la bataille de Fontenoy (à côté d'Auxerre), les deux frères remportent une victoire décisive sur l'armée de Lothaire. Et en 842, par le serment de Strasbourg, ils scellent leur union et obligent Lothaire à négocier le partage de l'empire.

 

Les contours de ce partage seront dessinés à Verdun en 843. Charles se voit attribuer la Francie occidentale (France) et Louis la Francie Orientale (Germanie). Lothaire obtient la Francie médiane (Lotharingie d'où la Lorraine tire son nom).

 

En 888, un incendie détruit la cathédrale de la ville.

 

De 936 à 1089, Verdun connaît l’une des plus brillantes périodes de sa longue histoire. Les empereurs, les évêques, les comtes, les moines et les marchands qui se succèdent apportent tous quelque chose de singulier, d’original, d’extraordinaire au développement comme à l’épanouissement de la ville. Si les Xe et XIe siècles sont désormais connus pour être ceux de l’apogée de Verdun, dans la foulée le XIIe sera celui d’un sommet artistique et d’un grand homme : Nicolas de Verdun, sans doute le plus grand orfèvre du Moyen Âge.

 

Les évêques de Verdun, à l’époque, viennent tous de l’entourage impérial. D’ailleurs, il est d’usage de parler « d’Eglise impériale ». Ainsi, par exemple, Haimon fait-il bâtir bien des édifices religieux qui connaîtront une belle notoriété et favoriseront le rayonnement de Verdun. Cet évêque reçoit même au début du XIe le droit de nommer le comte de Verdun, le droit aussi de frapper monnaie.

 

Après la dislocation de l’empire carolingien qui fait de Verdun une zone stratégique (Verdun, somme toute, de tout temps s’appréhende comme une zone stratégique), il convient de saluer les Comtes de Verdun qui sont autant de « grands seigneurs laïcs inconstants, toujours ambitieux, mais pieux et magnifiques » comme le souligne un éminent historien. Parmi ceux-ci, citons Godefroy II le Barbu qui combattit Verdun, brûla même dans sa colère la cathédrale, avant de devenir un authentique bienfaiteur et de voir fils et neveu lui succéder.

 

Les moines aussi signeront de splendides épopées verdunoises en matière de réforme religieuse et d’exemple spirituel. Parmi eux, Richard de Saint Vanne qui maîtrisera la Place de Haute Pensée sur une vingtaine d’abbayes pendant près d’un demi-siècle (1005-1046) aura l’appui des empereurs, des rois de France et des comtes de Flandres. Nous possédons de lui plusieurs manuscrits remarquables.

 

De nombreux et dynamiques marchands, animateurs permanents d’un commerce international, parcourent l’Europe et font de Verdun un riche marché de tissus, d’armes, d’épices, d’ivoire, de fourrures, et même d’esclaves. Retenons que Verdun, ville libre du Saint Empire romain germanique, centre religieux et artistique, est un lieu manifeste d’incessante vie économique et stratégique. Verdun au cœur du monde, pourrait-on dire sans craindre d’exagérer. Ponts, fortifications, abbayes, monastères, cathédrale en perpétuel construction, Verdun s’impose comme une ville toujours en mouvement, une lumière d’or dans ces siècles parfois si sombres.

 

À partir de 1552, débute un processus de rattachement à la France. Verdun forme, avec Metz et Toul, les Trois-Évêchés. Le 12 juin 1552, Henri II, roi de France, entre dans Verdun qui n'oppose pas de résistance. Depuis 925, la ville faisait partie du Saint Empire romain germanique. Arrivé de Damvillers, où se trouve cantonnée son armée, le roi de France ne reste que quelques heures dans la cité épiscopale mais laisse en demeure une garnison de trois cents hommes sous le commandant du maréchal Tavannes. C'est le début d'un processus qui conduira au rattachement définitif de Verdun à la France, entériné en 1648 par le traité de Westphalie.

 

Fortifiée par Vauban, elle fut pourtant prise en 1792, puis en 1870, lors de la Guerre franco-allemande de 1870. La ville fut alors l'enjeu de nombreuses batailles. L'armée allemande barra en effet la route qui la reliait à Metz, rendant impossible la retraite de l'Armée du Rhin sur Châlons-sur-Marne.

 

En 1916, la bataille de Verdun fut l'une des principales batailles de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle la ville résista à tous les assauts.

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Philippe Burlet

Un artiste verdunois qui roule des mécaniques

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