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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 07:00
Circuit touristique dans VerdunJe m'aperçois que j'ai oublié de vous dire deux ou trois choses concernant cette visite estival de Verdun, alors je profite qu'il y a 31 jours au mois d'août pour poster un dernier billet.

Tout d'abord, il me semble qu'une petite carte vous donnera une bonne idée du chemin parcouru. Un léger clic sur l'image aura donc pour effet de dévoiler à vos yeux ébahis cette carte dans un format propice à l'impression.

En réalisant cette carte j'ai pu estimer la longueur de la visite à 2 km. Celle-ci peut donc être effectuée, théoriquement, en trente minutes. Toutefois, si votre guide est aussi bavard que moi, il vous faudra compter deux bonnes heures pour boucler la boucle. A cela vous pouvez ajouter encore quelques heures si vous décidez de visiter les lieux ouverts au public (cathédrale, hôtel de ville, musée de la Princerie, Centre Mondial de la Paix, etc.). Prévoyez alors votre casse-croûte car cela vous prendra vraisemblablement la journée entière ; et encore, vous n'aurez fait qu'effleurer ce que les brochures touristiques mettent souvent en avant lorsqu'elles évoquent Verdun : la Première Guerre mondiale.

Voili voilou, j'espère vous avoir montré que l'histoire de Verdun ne se résume pas à quatre années d'une guerre bientôt centenaire, et que les touristes de Verdun méritent plus qu'une visite éclaire du champ de bataille.

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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 07:00
Le musée de la PrincerieLe mois d'août touche à sa fin et nous achevons notre visite de Verdun dans les jardins du musée de la Princerie.

Vous pouvez flâner en ce lieu et découvrir des vestiges de l'abbaye de Saint Vanne récupérés par la société Philomatique de Verdun au XIXe siècle.

Vous pouvez également visiter le musée, ce qui vous occupera quelques heures.

Votre guide va maintenant vous quitter pour reprendre son activité le blogueur.

J'espère que cette visite guidée du centre ville de Verdun vous a plu et qu'elle vous aura donné envie d'en savoir encore plus sur cette Ville.

... Et n'oubliez pas le guide SVP ;)

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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 07:00
La maison du Pape Jule IIAprès être passés devant la Chapelle Saint Joseph, nous arrivons sur la place de la Libération et nous nous arrêtons cette fois-ci pour (re)découvrir la maison du Pape Jules II (Google Maps).

La maison est vieille et l'histoire qui lui est liée est intéressante. Malheureusement j'ai déjà écrit un article sur le sujet il y a quelques mois.

Je vous renvoie donc vers celui-ci pour comprendre dans quelle mesure la dénomination de cette maison est usurpée.

On se rejoint juste après dans les jardins du musée de la Princerie pour conclure cette visite de la Cité de la Paix.

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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 07:00
La porte châtelNous voilà donc au point culminant de la ville de Verdun (228 m) : la porte Châtel, également appelée Porte de Champagne car c'est par là que l'on passait pour se rendre... en Champagne.

On retrouve les traces d'une porte à cet endroit à l'époque gallo-romaine, mais celle que nous pouvons voir aujourd'hui date du XIIe siècle. Elle fut juste un peu retouchée par Vauban au XVIIe siècle.

Si vous faites le tour de la porte vous verrez qu'elle est équipée de mâchicoulis, ce qui est très pratique pour balancer des cailloux et de l'eau bouillante sur les visiteurs indésirables.

Notons que c'est seulement après la première guerre mondiale qu'on a décidé de ne pas reconstruire les maisons attenantes et d'ouvrir un passage à la circulation juste à côté.

Vous allez maintenant pouvoir souffler un peu puisque nous n'avons plus qu'à redescendre pour rejoindre notre point de départ. Sur la route, n'oubliez pas de jeter un coup d'oeil à la Chapelle Saint Joseph. Prochain arrêt : la maison du pape Jules II.

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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 07:00
Le Palais Episcopal de VerdunSi vous avez suivi la visite guidée de Verdun depuis le début, vous vous souvenez que le palais épiscopal a été construit sous l'épiscopat de Charles François d'Hallencourt, en 1725.

L'architecte Robert De COTTE, à qui l'on doit ce palais, est également, le décorateur du coeur de Notre-Dame, le concepteur de la chapelle du château de Versailles, des palais épiscopaux de Châlons et Strasbourg, mais aussi de beaucoup d'hôtels, de Fontaines et de Châteaux en France, en Bavière et en Italie.

Bien que De Cotte soit un des créateurs du style rocaille, autrement dit Rococo, le Palais épiscopal de Verdun garde des lignes épurées et une décoration intérieure suffisamment sobre pour héberger des évêques.

En 1906, à l'occasion de la loi de séparation de l'Église et de l'État, l'évêque est expulsé du palais qui reste inoccupé jusqu'en 1910. La Grande Guerre y occasionne ensuite des dégâts matériels importants. Classé monument historique en 1920, il fait alors l'objet d'une grande restauration qui se termine en 1935.

C'est à cette date, et pour la première fois depuis près de 30 ans, qu'un évêque réintègre le palais épiscopal, grâce à un bail de location très favorable. Monseigneur Ginisty se voit ainsi récompensé pour ses oeuvres en faveur des soldats de la Première Guerre Mondiale (Ossuaire de Douaumont), et permet de redonner à la prestigieuse demeure épiscopale sa fonction d'origine. Ses successeurs l'occupent sans interruption jusqu'en 1993, date à laquelle Monseigneur Herriot accepte de rejoindre l'Hôtel d'Anglemont, situé face à la cathédrale, pour permettre l'installation du Centre Mondial de la Paix.

A noter que, depuis quelques semaines le nouveau directeur du Centre Mondial de la Paix a ouvert les jardins du Palais au public.

Allez ! Encore un petit effort, on est presque au point culminant de la ville...

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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 07:00
La cathédrale de Verdun vue du cloîtreNous voilà donc devant un monument qui a fêté son millénaire en 1990. Comme j'avais déjà décrit les lieux dans plusieurs articles dont vous trouverez les liens ci-dessous, je vais me concentrer sur l'histoire du lieu.

C'est en 330 (époque mérovingienne) que Saint Saintin évangélise la région et construit une première église à l'emplacement de la tour Saint Vannes au dessus de la Citadelle (Google Maps).

En 457 Saint Pulchrone bâtit une cathédrale à l'intérieur des remparts, pour qu'elle soit protégée des envahisseurs (il faut dire qu'Attila a tout saccagé 4 ans plus tôt !).

En 990, sous le règne d'Hugues Capet, l'Evêque Heimon construit la cathédrale actuelle au même emplacement, mais avec quatre tours. Des petites modifications seront apportées au cours du temps mais c'est surtout le vendredi 2 avril 1755 que l'apparence de la cathédrale évoluera. C'est, en effet ,ce jour que la foudre s'abat sur la Cathédrale et met le feu à la toiture et aux tours.

C'est pourquoi, dès 1760, la Cathédrale est transformée à la mode « baroque » par Mgr de Nicolaï, évêque, et par le chanoine de Plaine (doyen du chapitre). De cette époque datent : l'orgue, les deux tours restantes, le baldaquin et toute la décoration baroque.

Pendant la guerre de 1914-1918, particulièrement en 1916 et 1917, la Cathédrale est endommagée par de nombreux obus. Elle sera restaurée intelligemment après-guerre par deux architectes, Mrs Ventre et Delangle, qui rénoveront, en particulier, la grande crypte Notre Dame avec ses chapiteaux modernes évoquant la vie religieuse ancienne et la guerre de 1914.

C'est enfin le 10 novembre 1935 que la Cathédrale est rendue entièrement au culte et ré-inaugurée

Je vous laisse visiter tout cela et je vous retrouve dans la cour du palais épiscopal dans trente minutes...

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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 07:00
Les Gros DegrésMonter les 79 marches des Gros Degrés c'est un peu comme remonter le temps (Google Maps).

En arrivant en haut des marches, et après avoir observé avec attention la vierge et la rampe dont je vous parlais dans cet article, on entre dans ce qui constituait l'enceinte de la ville de Verdun à l'époque gallo-romaine. Au regard de la taille de cette enceinte, 500 m x 250 m, on devrait même parler de camps retranché plutôt que de véritable ville.

A cette époque on pouvait entrer dans la ville par deux portes : la porte Mazel aujourd'hui disparue (qui donnait sur la rue Mazel au niveau de la rue des petits degrés), et la porte Châtel que nous verrons tout à l'heure.

Profitons que nous sommes à l'époque gallo-romaine pour évoquer l'origine du nom "Verdun". Il proviendrait du gaulois Virodunum, de "vir" la rivière, et "dunum" la place forte. Verdun était donc la place forte qui surveille le passage d'une rivière.

Hop hop hop ! On ne s'arrête pas dans les escaliers ! Un peu de nerf ! On trotte jusqu'à la cathédrale...

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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 07:00
Henri II devant le marché couvert de VerdunAprès un rapide coup d'oeil au superbe marché couvert construit à partir de 1851 par l'architecte de la ville de Verdun, Cauyette, nous contournons le bâtiment et allons faire une petite pause devant le buste d'Henri II, l'occasion de présenter le blason de la ville et de faire un point d'Histoire.

Le blason, que l'on a déjà pu observer à plusieurs reprises lors de cette visite guidée de Verdun, date du moyen-âge et représente symboliquement la ville fortifiée entourée d'une muraille garnie de tours et de portes, au milieu de laquelle trône la cathédrale.

Intéressons-nous maintenant à l'Histoire pour comprendre comment le traité de Verdun de 843 dessina les contours de l'Europe actuelle et comment Verdun se retrouva rattachée à la France grâce à Henri II.

Le traité de 843Le traité de 843 est considéré par les historiens comme l’un des plus importants de l’histoire européenne. En effet, il consacre la partition de l’empire de Charlemagne, en trois unités distinctes qui donnent naissance à l’ouest à la future France et à l’est à la future Allemagne. La large bande de terre située au centre et qui relie la Mer du Nord à la Méditerranée connaîtra une rapide décomposition en plusieurs territoires : la question de la frontière entre France et Allemagne est posée pour un millénaire.

Louis le Pieux (ou le Débonnaire) succède à Charlemagne, son père, en 814. Il ne parvient pas à maintenir l’unité du vaste empire, que trois de ses fils se disputent déjà de son vivant. A sa mort, en 840, Lothaire l’aîné revendique la succession sans partage, mais ses deux frères Charles le Chauve et Louis (dit plus tard le Germanique) réclament une part de l’héritage et font alliance. En 841 à la bataille de Fontenoy (à côté d’Auxerre), les deux frères remportent une victoire décisive sur l’armée de Lothaire. Et en 842, par le serment de Strasbourg, ils scellent leur union et obligent Lothaire à négocier le partage de l’empire.

Les contours de ce partage seront dessinés à Verdun en 843. Charles se voit attribuer la Francie occidentale (France) et Louis la Francie Orientale (Germanie). Lothaire obtient la Francie médiane (Lotharingie d’où la Lorraine tire son nom).

Mais les guerres reprennent 3 ans plus tard, et la Lotharingie va rapidement se disloquer sous la pression de la France et de l'empire germanique qui ne cessent de livrer bataille pour se l'approprier.

Finalement, Verdun va rester sous la coupe de l'Empire Germanique pendant plusieurs siècles jusqu'à ce qu'Henri II, roi de France, entre le 12 juin 1552 dans Verdun qui n’oppose pas de résistance.

Le roi de France ne reste que quelques heures dans la cité épiscopale mais laisse en demeure une garnison de trois cents hommes. C’est le début d’un processus qui conduira au rattachement définitif de Verdun à la France, entériné en 1648 par le traité de Westphalie.

Après cette longue pause, on va grimper par les Gros Degrés pour rejoindre la cathédrale et, accessoirement, pour avoir de bons cuissots bien fermes...

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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 07:00
L'Eglise Saint SauveurAprès avoir de nouveau franchi la Meuse, ce qui nous a permis de découvrir la promenade de la digue et d'admirer le théâtre sous un autre angle, nous arrivons devant l'église Saint Sauveur (Google maps).

Comme j'ai déjà raconté en long et en large dans cet article ce qu'il y avait à savoir sur cette église du XXe siècle, je vais simplement m'attarder sur la statue de Saint Nicolas qui se trouve à droite de l'entrée.

La statue représente le Saint lorrain avec, comme c'est souvent le cas, un saloir contenant trois enfants à ses pieds. On retrouve là l'illustration de la chanson populaire selon laquelle Saint Nicolas aurait ressuscité trois enfants qui avaient été tués par un méchant boucher (les bouchers sont souvent méchants dans les histoires).

Là où cela devient intéressant c'est que la légende des trois enfants est née d'une erreur d'interprétation d'un vitrail représentant un miracle du saint. Il s'agirait, selon les historiens, d'une scène représentant saint Nicolas sauvant trois chevaliers suppliant son aide au sommet d'une tour. Saint Nicolas est le personnage principal de la scène, et comme souvent au Moyen Âge, il n'est pas représenté à l'échelle, mais en beaucoup plus grand pour montrer son importance. C'est ce détail qui aurait ouvert la voie à une mauvaise interprétation ; et les trois chevaliers au sommet d'une tour sont devenus trois enfants dans un baquet.

Hop ! En route pour le marché couvert ! Et n'oubliez pas de jeter un coup d'oeil au temple protestant en passant...

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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 07:00
L'Hôtel de VilleNous voilà donc rendu à l'Hôtel de Ville.

Si l'on entre dans la cour intérieure, on peut apercevoir deux dates inscrites au fronton sous le campanile. La première date, 1623, marque l’achèvement de la construction du bâtiment de style Louis XIII, commencée en 1615 pour le compte d’un fermier général, entrepreneur des poudres, Nicolas Japin.

L’autre date rappelle qu’un incendie endommagea fortement l’édifice le 12 septembre 1894 et que les travaux de reconstruction se terminèrent en 1898.

Une tradition, couramment acceptée dans Verdun, veut que ce palais ait été destiné à la reine Marie de Médicis (épouse d'Henri IV et mère de Louis XIII). Je vous invite à (re)lire l'article que j'avais écrit à ce sujet si vous voulez découvrir la vérité.

Puisque nous sommes toujours dans la cour, j'en profite pour vous présenter la Marie, le Barbu, la Livie et le Berceau, les quatre canons d’honneur qui ont été offerts par le gouvernement français à la Ville de Verdun le 23 novembre 1873 pour rappeler la bravoure des Verdunois pendant les 81 jours de siège en 1870.

Avant de poursuivre notre visite en direction de l'Eglise Saint Sauveur, je vous laisse quelques minutes pour visiter les lieux qui abritent un musée de la guerre, avec la Salle des Décorations où sont exposées les 26 médailles de la ville la plus décorée de France, le Salon des Livres d’Or des Médailles de Verdun et les croix de guerre décernées aux villages détruits de la zone rouge qui n’ont jamais été reconstruits.

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Philippe Burlet

Un artiste verdunois qui roule des mécaniques

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