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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 07:00
François ChevertAu bout du pont Legay se trouve la place Chevert au milieu de laquelle trône François Chevert (certains l'appellent, par erreur, François de Chevert mais il n'était pas noble pour un sou).

La statue, dressée à Verdun sous Louis-Philippe en 1837, est l'oeuvre de Henri Lemaire à qui l'on doit également le relief « Le Jugement dernier » sur le fronton de l'église de la Madeleine à Paris.

Né à Verdun le 2 février 1698, François Chevert a gagné toutes ses batailles sauf une (la bataille de Mehr), et il a gravi tous les échelons militaires sauf un, celui de Maréchal de France.

C'est pour cela que l'on peut lire sur le socle de la statue : "Le seul titre de Maréchal de France a manqué non pas à sa gloire, mais à l’exemple de ceux qui le prendront pour modèle".

Depuis la place Chevert, en vous retournant en direction du pont Legay, vous pourrez admirer le Théâtre dont je vous avais parlé dans cet article.

Allez ! On prend du retard ! On accélère le pas jusqu'à l'Hôtel de Ville...

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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 07:00
Le pont LegayContrairement à ce que son armature métallique actuelle pourrait laisser penser, le pont Legay est le plus ancien pont de Verdun. Construit au moyen-âge, puis détruit et reconstruit à maintes reprises, il donnait autrefois sur une porte côté rue Mazel.

A l'origine, ce pont s'appelait pont Sainte-Croix car une croix surmontait au moyen-âge l'arche centrale. Une nouvelle croix fut installée au 18e siècle. Un temps disparue, on sait aujourd'hui qu'elle orne une tombe du cimetière du Faubourg pavé (voir photo).

Sainte-CroixUne légende veut que, vers l'an 540, Deutérie, la femme du roi d'Ostrasie Théodebert, jalouse d'une fille qu'elle avait eue de son premier mariage, aposta, lors du passage de son enfant dans Verdun, des gens qui au moment où elle s'engageait sur le pont, la précipitèrent avec son lourd chariot et les boeufs qui le traînaient dans les flots de la Meuse. Quelle horreur !

En 1887, ce pont prit ensuite le nom du lieutenant colonel Nicolas-Joseph Beaurepaire dont je vous avais parlé dans cet article.

Il changea encore une fois de nom après la Seconde Guerre mondiale afin de rendre hommage à Fernand Legay, résistant qui préserva le pont Beaurepaire de la destruction en coupant à plusieurs endroits la mise à feu des mines installées par l'occupant allemand et permettant ainsi la poursuite de l'avancée américaine sur la Voie de la Liberté.

Aujourd'hui encore, les verdunois ne savent pas trop quel nom donné à ce pont "Legay" sur lequel passe la rue Beaurepaire. D'autant plus que la Place Chevert qui se trouve juste au bout du pont, s'appelait avant Place Sainte-Croix, tout comme le pont qui s'appelle maintenant pont Legay et non plus pont Sainte-Croix.

C'est clair ou je recommence ?

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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 07:00
Le quai de LondresLe quai de Londres a été construit après la Première Guerre mondiale grâce au financement de la ville de Londres (what else ?).

Avant la reconstruction il faut imaginer une petite rue et une rangée de maisons donnant directement sur la Meuse, avec des lavoirs individuels. On peut encore apercevoir ce type de lavoirs dans les canaux qui traversent la ville (canal des minimes, St Airy et St Vannes).

Cet espace fut plus tard aménagé en parking, et depuis 5 ans, ce quai est devenu un vaste espace piéton et un port de plaisance. C'est là que se déroulent chaque année la fête de la Musique, le Festival Musique et Terrasse, le bal du 14 juillet et le feu d'artifice, la remise des clés de la ville à St Nicolas, et bien sûr une grande partie du Carnaval Vénitien. Bref, c'est un peu le coeur de la ville de Verdun.

Depuis le quai de Londres, vous pouvez voir le Monument aux enfants de Verdun morts pour la France ainsi que le Mess des Officiers et le pavillon Japiot, construit en 1909 par l'Architecte Chenevier, qui abrite aujourd'hui l'Office du Tourisme de Verdun.

Installez-vous confortablement sur votre transat pour lire les deux articles ci-dessous et retrouvez-moi sur le pont Legay pour que je vous raconte l'histoire de la femme du roi d'Ostrasie...

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 07:00
La tour ChausséeNous arrivons à la troisième étape de notre périple verdunois, et pas des moindres : la Tour Chaussée.

Construite au moyen-âge (en 1380) par Jean Wautrec, un riche drapier et magistrat qui financera également les voûtes gothiques de la cathédrale, elle tire son nom de la route qui passait par là au XIIe siècle.

Comme Jeannot (Jean Wautrec) voulait se la péter devant ses copains, il prit pour modèle la Bastille de Paris et fit en sorte que sa tour soit plus belle et plus haute que les 30 autres tours déjà existantes à Verdun. Et voilà comment on se retrouva avec une tour de trois étages au dessus de la cave, équipée d'un toit terrasse avec couronnement à créneaux et à mâchicoulis, et des murs d'1m75 d'épaisseur à la base.

La tour était vachement solide mais en 1690, la partie gauche fut reconstruite suite à un affaissement. C'est de cette époque que datent l'arcade de plein cintre et le fronton d'Ordre Toscan côté pont. Si on fait abstraction de ces deux retouches, tout le reste est resté 100% médiéval.

On peut également noter que la Tour sert d'emblème à des insignes militaires en France (Médaille commémorative de la bataille de Verdun) et aux USA (hommage à Jean Désandrouin, né à Verdun en 1729 et Commandant du corps expéditionnaire français pendant la guerre d'indépendance de l'Amérique).

Allez ! Lisez vite les articles ci-dessous et rejoignez-moi sur le quai de Londres...

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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 07:00
La chapelle St Nicolas de VerdunAprès 100 mètres de marche nous voilà donc devant la façade fraîchement rénovée de la Chapelle St Nicolas, dite Buvignier.

Cette halte est l'occasion idéale pour évoquer trois individus que nous recroiserons à plusieurs reprises lors de ce périple verdunois. Le premier est l'Evêque Nicolas Psaume qui fonde le collège des jésuites en 1570. Le second est Charles François d'Hallencourt, sous l'épiscopat duquel furent construit la Chapelle (de 1731 à 1735) et le Palais épiscopal (Centre Mondial de la Paix). Le troisième, enfin, est l'architecte Chenevier qui reconstruisit le collège Buvignier en 1890, et à qui l'on doit également d'autres prestigieux bâtiments à Verdun (Théâtre, Pavillon Japiot, Chapelle St Joseph, etc.)

La préparation de cette visite guidée m'aura permis de découvrir un peu mieux la chapelle dont l’architecture et le décor témoignent de deux influences majeures. Il s’agit d’abord de celle de la tradition lorraine des églises-halles, où le volume intérieur est amplifié et unifié par des nefs latérales de même hauteur que la nef centrale et par de hautes baies.

La seconde influence provient de l’architecture religieuse du 17e siècle, au cours duquel les Jésuites ont généralisé une ordonnance classique et des décors abondants. En témoignent les colonnes à l’antique supportant la voûte et les pilastres (piliers incrustés dans un mur) en façade, coiffés de chapiteaux ioniques ornés de motifs végétaux (style que l'on retrouve à l'acropole d'Athènes et sur certains monuments romains).

Pour le reste, je vous invite à (re)lire les quelques articles de ce blog qui parlent de la Chapelle, du Collège et de toute la petite famille Buvignier. Et hop ! En route pour la Tour Chaussée...

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 07:00
Le monument à la victoire et aux soldats de VerdunNous allons profiter du mois d'août pour faire ensemble une petite visite guidée du centre ville de Verdun. Il s'agit d'un circuit d'environ deux heures que j'avais proposé aux costumés du carnaval vénitien en avril 2008 et que j'ai retranscrit ici en quinze articles.

Le point de rendez-vous avait été fixé au pied du Monument à la Victoire et aux Soldats de Verdun (Google Maps), nous allons donc, très logiquement, commencer par évoquer ce lieu. Mais, en préliminaire de cette visite, il est intéressant de noter que ce monument est pratiquement le seul qui ait un lien direct avec la Première Guerre mondiale. Dans les épisodes suivants nous pourrons donc nous concentrer sur les autres périodes de l'histoire verdunoise.

J'enfile mon chapeau de guide touristique et... hop ! C'est parti...

Un bref rappel historique sur la Grande Guerre (9 millions de morts, 6 millions d'invalides, 31 millions de blessés, du 4 août 1914 au 11 novembre 1918), un non moins rapide résumé de la bataille de Verdun (du 21 février 1916 au 19 décembre 1916, 20 millions d'obus, 100 victimes/h pendant 300 jours 24h/24, tout cela pour quelques kilomètres carrés d'une terre devenue morte et sans vie), et nous en venons à ce monument dont la première pierre fut posée le 23 juin 1920, et qui fut inauguré le 23 juin 1929 (le 23 juin étant la date retenue pour célébrer la bataille de Verdun).

Après un petit clin d'oeil à Lazarre Ponticelli qui venait de décéder, et quelques anecdotes que vous retrouverez dans les articles en lien ci-dessous, nous partons enfin en direction de la Chapelle Buvignier en empruntant la rue Mazel...

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Philippe Burlet

Un artiste verdunois qui roule des mécaniques

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