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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 19:28
Le marché de VerdunA Verdun, le vendredi est le jour du marché.

Les gens arpentent les étales du Quai du Général Leclerc et de la rue Victor Schleiter pour admirer les vêtements et bibelots en tous genres, puis pénètrent au coeur du marché couvert (19e siècle) afin de parcourir les commerces alimentaires. Elles sont belles mes tomates ! Ils sont beaux mes harengs !

Le marché couvert se trouve ici. Et pour en savoir plus (horaires, etc.) c'est ici.
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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 12:59
Le ThéâtreAnciennement Quai de la boucherie, puis Quai de la Comédie, le Quai du Général Leclerc abrite aujourd'hui le théâtre de Verdun (Google Maps).

Ce bâtiment, érigé à l'emplacement de la boucherie commune qui fut incendiée lors d'un bombardement en octobre 1870, fût inauguré le 4 novembre 1893 par M. Poincaré alors Ministre des beaux arts.

Colonnes corinthiennes, statues, larges escaliers, balcons, ornements, dorures, lustre de cristal... tout est fait pour accueillir dans la splendeur 430 spectateurs dans cette réplique miniature de l'Opéra Garnier.

Les niches creusées dans l'épaisseur du mur devaient recevoir, d'après le projet primitif, les statues des Muses de la danse, de la tragédie et de la comédie.

La programmation de diffusion culturelle est confiée à l’association Transversales.
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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 12:24
Le buste d'HenriS'agit-il d'Henri II où d'Henri IV ?

A mon sens, ce buste situé sur la place du marché couvert (et qui ne porte bien évidemment aucune inscription) serait plutôt celui d'Henri II qui entra pacifiquement dans la ville de Verdun le 12 juin 1552 pour y installer une garnison. Il occupa par la même occasion les Trois-Évêchés (terme désignant collectivement les territoires relevant des évêques de Metz, de Toul et de Verdun) appartenant au Saint Empire romain germanique, qui furent placés sous tutelle française jusqu'à leur annexion définitive par la France en 1648 en vertu des Traités de Westphalie.

Henri IV (anciennement Henri de Navarre), était quant à lui un peu brouillé avec les très catholiques verdunois qui lui reprochait son appartenance à l'Eglise protestante. Alors je veux bien qu'il ait retourné sa veste en 1593 mais de là à se faire adorer d'un seul coup d'un seul par les verdunois au point qu'on lui érige un buste...

(La photo a été prise ici)
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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 15:41
Gargouille de la Tour ChausséeMe voici en train de faire de la concurrence à notre amie de Poésie en Meuse.

J'ai trouvé cette pièce de vers inédite du poète A. Bouilly, dans l'ouvrage "Verdun - Promenade historique et pittoresque" (1901) d'Edmond Pionnier (A l'époque Professeur d'Histoire au Collège de Verdun).

Pour avoir un peu plus d'informations sur la Tour Chaussée il faut lire (ou relire) cet article.

La vieille Tour un soir, au bord des lentes eaux,
Dressant Sa tête énorme à casque de créneaux,
Et sa béante bouche noire,
Et ses yeux allumés en leurs deux trous ardents,
Et sa mâchoire ou pend la herse à longues dents,
M'a dit du fond de son histoire :

- Avec ma force abrupte, avec mes murs altiers,
OEuvre de Jean Wautrec, Maistre-Roy des Mestiers
Par le coeur et par la fortune,
Je demeure l'emblème exact de la cité
Qui conquit et garda la pleine liberté
D'une rude et forte Commune.

Combien de fois j'ai vu les Arbalétrier,
Les gens de la Milice et les Arquebusier,
« Ameutés au son de la Mute »
Planter là leurs, méLiers, et d'un pied ferme et prompt,
Accourir vers mes murs, monter jusqu'à mon front,
Pour soutenir quelque âpre lutte !

Robustes coeurs de fer sous leurs habits de fer,
Ces Communaux, d'esprit aussi subtil que fier,
Déjouaient toutes les surprises,
Et contre leur Evéque ou contre l'Empereur,
S'insurgeaient, toujours prêts à défendre sans peur
Leurs irréductibles franchises.

Ah ! ce sont leurs vrais fils, leurs descendants virils,
Qui naguère, en l'année aux tragiques périls,
Braves que rien ne désespère,
En rendant coup pour coup au Teuton rançonneur
Ont effacé la honte entachant leur honneur
Depuis la mort de Beaurepaire.

Quatre canons d'honneur attestent leur exploit ;
Placez-les aux créneaux de mon front, leur cou droit
Tourné vers l'Est plein de menaces,
Et qu'ils parlent aux fils de l'immanent devoir,
Pendant que mon granit puissant leur fera voir
La force des aïeux tenaces!

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 20:29
Les grottes de la FalouseCe site magnifique, agrémenté d'un parcours de santé de 6 km reliant Belleray à Dugny, est une invitation à la promenade (et au footing pour les plus courageux) entre une falaise (qui se transforma en Falouse au cours des siècles) et la Meuse (Google Maps).

Un des principaux intérêt des grottes de la Falouse est d'avoir été occupé par les hommes presque en continue depuis la période néolitique jusqu'à la période moderne ; en témoignent les fragments de hâches et d'outils de silex datant de 3000 av. JC, ainsi que des céramiques de l'époque gallo-romaine découverts sur le site.

Autre trace de l'histoire : une borne rappelle la division de l'Empire Carolingien de Louis le Pieux (le fils de Charlemagne) entre ses trois fils lors de la signature du Traité de Dugny en 843. C'est ainsi que furent créées la Lothargie (dont une partie devint la Lorraine), la Germanie et la Francie.

A partir du XIIe siècle la carrière fut exploitée, d'abord en surface puis dans des galeries souterraines, pour en extraire des blocs de calcaires dont certains, aisément transportés sur la Meuse, serviront à la construction ou à la fortification des monuments locaux (Cathédrale de Verdun, Eglise fortifiée de Dugny, ponts, etc.)

L'importance stratégique du site est reconnue en 1907 par la construction de l'ouvrage de la Falouse (avec des mitrailleuse et tout et tout), qui verrouille la vallée de la Meuse en amont de Verdun, ouvrage qui devient en 1916 une des porte d'accès au front.

Bref, encore un coin hyper sympa 100% pur Meuse.
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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 19:51
Saint AiryFils d'humbles paysans des environs de Verdun, Airy naquit un beau jour du mois d'août. Prénommé Agericus (c'est à dire "champêtre", qui devint Airy en français) il eut pour parrain Thierry 1er, roi d'Austrasie, de passage dans le Verdunois (la chance !). Ordonné prêtre en 554, il devint rapidement évêque de la cité et ses qualités firent de lui un personnage respecté des nobles et aimé du peuple. Souvent divisés, les monarques en appelaient volontiers à son arbitrage.

Suivant la légende, il était fort avancé en âge lorsque le roi d'Austrasie Childebert II s'en vint lui rendre visite accompagné de sa cour et de ses soldats. L'évêque les reçut magnifiquement et fit servir à ses hôtes un festin. Mais les guerriers francs avaient le coude léger et ils levèrent leurs verres tant et si bien qu'à la fin le vin vint à manquer. Un serviteur s'étant discrétement approché d'Airy pour l'informer de ce fâcheux contre-temps, l'évêque donna l'ordre d'apporter le dernier baril. Se recueillant, il le bénit et dit : "Servez mes convives". Ainsi fut fait à maintes reprises sans que le contenu s'épuisât. Le roi et sa cour admirèrent ce prodige. Pour remercier le saint homme, le monarque - que l'euphorie de la bonne chaire rendait bienveillant - fit don à l'évéché des terres de Sampigny, Cummières, Charny et Harville.

Et depuis lors, Saint Airy fut représenté avec son baril miraculeux. C'est d'ailleurs le cas sur cette mozaïque située au bas de la rue Ste Catherine à Verdun.

Parmis les autres miracles qui firent éclater sa sainteté, il ne faut pas oublier celui qu'il opéra à Laon sur un condamné à mort, qu'il délivra miraculeusement de ses liens et dont il obtint la grâce. Il releva de ses ruines une chapelle de Saint-Jain-Baptiste, située hors des murs de la ville, et la dédia à saint Médard, évêque de Noyon. Peu de temps après, une révélation divine lui apprit que les corps de saint Maur, de saint Salvia et saint Arateur reposaient ensevelis dans ce même lieu.

Il mourut le 1er décembre 591 et fut enterré dans la chapelle de Saint-Martin, qu'il avait fait bâtir, et qui, par la suite porta son nom. Son corps est maintenant religieusement conservé dans la cathédrale où l'on conservait encore au siècle dernier les reliques de Saint Airy : une cuillère de table (en bois avec un manche assez long, orné de quelques petits clous d'ivoire) et deux couteaux avec des manches d'ivoire gravés.

(La jolie mozaïque se trouve ici)

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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 18:06
Chapelle Sainte Anne du Dieu du TriceDans le quartier du Dieu du Trice on trouve... l'Allée du Dieu du Trice. Original, non ? Et devinez ce qu'il y a en bas de cette allée ? Et bien... la Chapelle Sainte Anne du Dieu du Trice ! cool, non ? (Google Maps)

Pourquoi je vous raconte ça ? Et bien... franchement je n'ai trouvé aucune info sur le net concernant cette petite chapelle, alors je n'ai pas grand chose à dire. Vous allez devoir vous contenter du petit texte qui y est affiché :

"Cette Chapelle bâtie primitivement au XVe siècle par les pères de l'abbaye de Saint Airy, en resta dépendance jusqu'en 1790. Wary Varlet, abbé de Saint Airy, y fit placer en 1520 une statue du "Dieu de Pitié", du sculpteur Gaget de Bar le Duc.

Cette oeuvre, transportée à la Cathédrale en 1755 sur la demande des chanoines, fut brisée à la Révolution par le citoyen Carage de verdun.

Remplacée en 1755 par un modeste Christ, celui-ci fut retrouvé dans les ruines de la chapelle en 1804.
Une statue représentant Sainte Anne (L'Education de la Vierge) fut installée sur l'emplacement de la Chapelle du Dieu du Trice.

Cette chapelle fut anéantie en 1916 par un obus ennemis, reconstruite en 1922 par les soins de Mr Louis de France ; elle se situait une dizaine de mètres en arrière de sa place actuelle.

Une partie de la statue de sainte Anne, et plus particulièrement la vierge, fut retrouvée dans le terrain situé au n°11.

Ayant subi de graves dommages par la tempête de 1999, elle fut remise en état par un groupe de bénévoles, et de nombreux dons.

Trice vient du fait que cette chapelle se trouvait au milieu de terrains incultes (trice, devenu le mot friche), on retrouve ce nom orthographié de façon différente (le grand trise à Belleville)".
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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 09:12
Abbaye des Prémontrés de Saint Paul de VerdunComme la plupart des nouveaux habitants de Verdun, je me suis rendu à l'abbaye de Saint Paul pour obtenir un précieux sésame. Direction la Place St Paul, au commencement de la rue Mazel.

L'abbaye des Prémontrés de Saint Paul (son nom complet) était l'une des plus anciennes fondations religieuses de Verdun, établie en dehors de la ville en 973 par les Bénédictins. Dépendant par la suite de l'ordre des Prémontrés (du nom de la Ville de Prémontré près de Laon où Saint Norbert fonda cet ordre), elle fut détruite en 1552 de peur que Charles Quint ne l'utilise comme refuge s'il assiégeait Verdun. Transférée à l'intérieur des murailles de la ville, ses bâtiments abbatiaux furent reconstruits de 1686 à 1698 par Thomas Mordillac dans un style sobre et classique. Il utilisa la pierre de taille pour les façades est et ouest, et la brique avec chaînes de pierre pour le cloître et la façade nord.

Confisquée à la Révolution, l'abbaye est aujourd'hui occupée par le Palais de Justice et la Sous-Préfecture, qui me délivrera d'ici quelques jours ma nouvelle carte grise.

(Google Maps)
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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 19:02
La Voie de la Liberté - VerdunLa première fois que j'ai vu ce monument, Je me suis laissé abuser par ce personnage criant à gorge déployée, et j'avais pensé qu'il s'agissait de la "Voix de la Liberté". Mais non, les deux bornes situées de part et d'autre de l'oeuvre indiquent clairement qu'elle se trouve à l'intersection de deux Voies (Google Maps).

La borne de gauche, blanche et rouge surmontée d'un casque de poilu en bronze indique la fin de la Voie Sacrée (voir cet article). Celle de droite, également aux couleurs des routes nationales, est gravée d'une torche et porte l'inscription "Voie de la Liberté - 1944" (Le modèle de la Borne est dû au sculpteur François Cogné).

C'est le commandant Guy de la Vasselais, qui conçoit, dès juin 1944, de réaliser "un souvenir grandiose de la Libération", une Voie de la Liberté, sorte de Voie Sacrée reliant Sainte-Mère-Église à Bastogne. Finalement inaugurée le 18 septembre 1947, cette route est un itinéraire symbolique qui épouse la percée du général Patton et célèbre sa chevauchée historique qui l'amène en 54 jours de la Normandie à Metz.

Comme pour la Voix Sacrée, de nombreuses bornes ont été remplacées par des copies en matériaux composites, moins dangereuses en cas d'accident. Mais bon... celle qui se trouve en plein centre de Verdun est une vraie de vraie en ciment d'origine.

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 13:01
Les fours à chaux de Dugny vus des anciens four à chaux de Haudainville.Petite balade dominicale. En sortant de Verdun par la rue de Metz vous avez la possibilité d'emprunter la petite route qui mène à la déchetterie et de continuer à monter, monter... jusqu'à arriver en surplomb des anciens fours à chaux d'Haudainville. De là vous aurez une vue imprenable de Verdun et de ses environs. Vous pourrez même apercevoir les fours à chaux toujours actifs de Dugny sur Meuse (si si, regardez bien la photo !).

Fondés en 1926 par Léon Lhoist, les Fours à Chaux de Dugny ont connu de nombreuses transformations et adaptations aux conséquences sociales importantes. La centaine d'employés présents aujourd'hui sur le site peuvent produire jusque 45.000 tonnes de chaux par mois ce qui fait de Dugny l'un des principaux fournisseurs de la métallurgie Lorraine. Le déclin de la métallurgie a toutefois causé la fermeture de nombreux site (Haudainville, Bellevile, Billemont, etc.) et ce n'est que grâce à une diversification des débouchés (Chimie, traitement des eaux, des gaz, et des déchets, travaux publics, agriculture et sylviculture, verrerie et fabrication du papier) que Lhoist reste le 1er producteur mondial de chaux, et que la Meuse s'impose comme le 1er département français producteur de chaux grasse.

La Carrière d'Haudainville, quant à elle, est une ancienne carrière de four à chaux. Celle-ci devenue friche industrielle suite au déclin de la sidérurgie, trouve une seconde vie avec la diffusion de spectacles son et lumière comme "Des flammes à la lumière" qui relate l’histoire de la première Guerre Mondiale. Juste retour des choses, cette carrière avait été utilisée durant la Grande Guerre comme dépôt de munitions.

Pour en savoir plus sur Dugny et ses fours à chaux il faut visiter le site de Dugny sur Meuse.
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Philippe Burlet

Un artiste verdunois qui roule des mécaniques

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