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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 16:51
Nécropole de DouaumontTout le monde en parle, presse, radio, télévision, internet, l'info a déjà fait le tour du monde. Le dernier combattant français de la Première Guerre mondiale n'est plus.

Vous pourrez lire partout la biographie de Lazare Ponticelli, ses faits d'armes à Verdun et ailleurs, ainsi que les innombrables messages de sympathie exprimés par les politiciens de tous bords. Je suis sûr que même les plus réactionnaires d'entre eux trouveront quelque chose de sympa à dire sur cet immigré italien qu'ils renverraient chez lui par charter s'il franchissait la frontière aujourd'hui.

Tout le monde va y aller de sa petite phrase sur la force et le courage de ces jeunes soldats qui sont morts pour la France. Je me demande si un seul média va déroger à la règle et parler de cette Patrie qui les a envoyé mourir à la guerre. Moi qui pensais que la leçon à tirer de cette boucherie était "plus jamais ça", voilà qu'aujourd'hui on nous en fait un "exemple pour la jeunesse"...

Lazare, lui, refusait les honneurs. Il pensait juste qu'il avait eu de la chance de rester en vie. Ils voulait simplement que l'on profite de son décès pour avoir une pensée pour toutes les victimes des guerres : hommes, femmes et enfants.

«Nous avons fait une guerre sans savoir pourquoi nous la faisions.
Pourquoi se tirer dessus alors qu'on ne se connaît pas ?
»
Lazare Ponticelli.

"Aux enfants, je leur dis et je leur répète : ne faites pas la guerre."
Lazare Ponticelli.

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Published by Bertaga - dans Histoire
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commentaires

sister for ever 18/03/2008 17:34

Mon grand père, né comme Lazare en 1897, s'était engagé à 17 ans... il est mort en 1975, et ne parlait jamais de cette guerre. Mais c'était, comme Lazare, un grand pacifiste.Le grand père de mon mari , 5 ans plus vieux, était italien à l'époque et s'est battu dans les Dolomites, comme Lazare quand on l'a renvoyé se battre en Italie. Il est devenu français en 1927, année où il a émigré en France avec sa famille. Cela a pris moins longtemps que pour Lazare d'être naturalisé, peut-être parce qu'il travaillait dans le BTP et qu'il y avait tant à reconstruire... Il est mort en 1981, et lui non plus n'aimait pas parler de cette guerre.Mon mari et moi on a eu les larmes aux yeux en apprenant que le dernier poilu disparaissait: sans se concerter, on avait le sentiment que nos grands pères disparaissaient une deuxième fois..Pour le reste, le ministre de l'immigration était aux premières loges lors de la cérémonie aux Invalides. On peut toujours espérer qu'il fera la même analyse que toi Bertaga..

Patrick FORT 13/03/2008 17:28

Le blog que je cherchais.Articles intéressants, belles photos et amour de ton pays meurtri par cette guerre terrible.Merci.

Thierry Benquey 13/03/2008 10:02

La sagesse du simple Lazare est un contraste revigorant face à la folie des grandeurs de certainsAmitiéThierry

christophe 12/03/2008 18:06

C'est un peu notre passé vivant qui s'en va...La citation en fin d'article est à l'image du "bon-homme" !

Philippe Burlet

Un artiste verdunois qui roule des mécaniques

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