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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 11:27
La Tour Saint VanneUne bien belle photo de la tour Saint-Vanne ayant attiré notre regard dans le livre "Verdun - Histoire, patrimoine, Art de vivre" (Photographie de Christian Legay), nous nous sommes mis en quête de cet édifice.

Problème : le livre en question n'indique pas précisément l'emplacement de la tour. On y apprend juste que ce vestige de l'Abbaye de saint-Vanne, fondée en 952, se situe "dans les quelques 20 hectares de la citadelle".

Petit coup d'oeil sur le plan de la ville de Verdun distribué par la Maison du Tourisme. Aucune trace de la dite Tour. Bizarre... mais bon... qui dit quête, dit recherche. Nous voilà donc partis à l'aventure en direction des remparts de la Citadelle.

Après des heures de marche arrassantes sous un soleil de plomb, il faut bien nous rendre à l'évidence : la tour n'est pas visible du chemin qui borde les remparts de la citadelle et il n'y a aucun moyen de pénétrer sur ce terrain qui appartient toujours à l'armée. Le rempart est d'une hauteur vertigineuse, et la seule entrée visible est une grille garnie de fil de fer barbelé (Google Maps).

Un autochtone, amicale et pacifique, nous confirmera qu'il est impossible d'accéder à la tour. Il nous informera par ailleurs que la municipalité projette d'acheter ce terrain militaire, de sécuriser le site et de l'ouvrir au public.

En attendant ce jour, sûrement lointain, vous pourrez en apprendre beaucoup plus sur cette Abbaye en lisant cet extrait du livre d'Edmond Pionnier (1901) pdf

Vous pouvez aussi parcourir cet extrait des Mémoires de la société Philomatique de Verdun (Tome XI, 1889), qui "a pour objet de rappeler tout ce que la Société Philomathique aurait voulu faire pour sauver les précieux restes de l'antique Abbaye et dans quelle mesure il lui a été donné de réaliser ses projets" pdf

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 18:56
La Cathédrale de VerdunDans la rue Saint Victor vous trouverez facilement un petit restaurant qui s'appelle "Le Poste de Garde". Juste en face il y a un escalier en pierre qui permet d'accéder au sommet du rempart juste au niveau de la porte Saint Victor. En montant faites attention de ne pas tomber, c'est haut et la fine rembarde rouillée ne retiendra pas votre chute.

Une fois l'ascension achevée vous aurez une vue imprenable sur Verdun, du Pré l'Evêque au Faubourg pavé.

(Google Maps)

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 11:56
Saint-Paul.jpgC'est en 1877 que l'on ouvrit une brêche dans les rempart et que l'on créa la Porte Saint Paul (Google Maps). A l'époque il s'agissait de relier le centre ville de Verdun à la gare nouvellement créée. Jusqu'en 1929, date de démolition des remparts, elle était l'unique passage pour les voitures.

La Porte St Paul, qui donne sur la Place du même nom, a conservé ses deux pont-levis, ses créneaux et l'ensemble de ses mécanismes, ainsi que ses mâchicoulis (ouvertures permettant de balancer des trucs lourds ou brûlants sur les belliqueux assaillants).

Bizarrement, je n'ai pas l'impression que ce monument soit classé.
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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 19:42
Vue du Parc municipal JapiotHier je suis passé par le parc municipal Japiot, endroit calme, propice à la promenade des canards et au repos des lycéens adeptes de l'école buissonière.

Les feuilles des arbres ont bien poussées depuis ma dernière visite, le ciel est plus bleu aussi. Les gens s'y promènent ou s'allongent dans l'herbe. Les canards aussi.

Entre deux arbres, par dessus la muraille on peut apercevoir, furtivement, le Monument de la Victoire et la Tour Chaussée. J'aime bien cette vue qui synthétise à merveille la ville de Verdun.

Ah non.... on ne voit pas la Meuse...

(La photo a été prise d'ici)

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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 17:33
Le jardin du musée de la PrincerieCette belle nuit fût l'occasion pour nous (comprendre Casimir et Bertaga) de découvrir de la façon la plus originale qui soit le musée de la Princerie (Google Maps).

Je reviendrai plus en détail dans d'autres articles sur le bâtiment qui abrite ce musée et sur la Société Philomatique de Verdun à qui l'on doit les différentes collections de préhistoire, d'archéologie gallo-romaine et mérovingienne, les sculptures et objets d'art du Moyen-Âge et de la Renaissance, les taques de cheminée du XVème siècle, les armes anciennes et les peintures de l'Ecole française du XIXème siècle.

Bref, intéressons-nous à ce qui a fait la particularité de cette visite nocturne. Tout d'abord l'entrée, qui était exceptionnellement gratuite, se faisait par la Place de la Libération. Les éclairages colorés mis en place pour l'occasion mettait en valeur les arbres majestueux du jardin ainsi que le cloître.

La visite elle-même débuta par une découverte de la salle médiévale à la lampe torche. Statues pieuses, gravures, chapelle, gargouilles, apparaissent par intermitence au hasard des faisceaux de lumière, faisant apparaître des détails, projetant des ombres. Alors qu'une visite en plein jour invite à observer les oeuvres dans leur globalité, cet éclairage particulier tend à se focaliser sur des zones restreintes auquelles on n'aurait peut-être pas porté autant d'attention.

Peigne lithurgique du XIIeDeux oeuvres ont plus particulièrement retenu mon attention dans cette salle. La première est une statue représentant la Trinité (Dieu le Père en viellard barbu, son fils mort sur la croix, et une colombe interprétée comme le "souffle de Dieu" qui relie les deux personnages). De telles représentations sont apparement extrêmemment rares.

La deuxième oeuvre est un peigne liturgique en ivoire du XIIe siècle représentant d'un côté la Cène (cf. photo) et de l'autre la mise au tombeau du Christ. Je vous rassure : moi non plus je ne savais pas qu'il existait des peignes liturgiques. Cet ustensile probablement importé d'Angleterre par l'archidiacre de Winchester servait à égaliser les cheveux d'un évêque lors de sa consécration, après l'application de saintes huiles.

Le reste de la visite, plus classique, se faisait au son de la flûte traversière grâce aux interventions du Conservatoire de Musique et de Danse de la Communauté de Communes de Verdun. De salles en salles on y découvrait l'histoire de la région verdunoise de la préhistoire à la première guerre mondiale.

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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 10:37
Monument dédier au résistant Fernand Legay qui a déminé le pont Beaurepaire et qui a permis aux alliés de frachir la Meuse lors de la Libération en 1944.Sur le Quai de la République, au niveau de la Place Chevert, se trouve le monument dédié à Fernand Legay (Google Maps). Membre de la résistance et chef du groupe "Savoie", il préserva le 31 août 1944 le pont Beaurepaire de la destruction en coupant à plusieurs endroits la mise à feu des mines installées par l'occupant.

Il permis ainsi à l'armée américaine de franchir la Meuse et de poursuivre son offensive par la route qui deviendra plus tard la Voie de la Liberté.

Le pont Beaurepaire, autrefois pont Sainte Croix, a depuis été rebaptisé et s'appelle aujourd'hui pont Fernand Legay.

Ne trouvant pas plus d'information sur Fernand Legay et sur le groupe "Savoie", je profite juste de cet article pour rappeler que c'est au Conseil National de la Résistance, et à son programme adopté dans la clandestinité il y a 63 ans, que nous devons les bases du système social français.

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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 17:15
Hôtel de Ville de VerdunL'Hôtel de Ville (Google Maps), dont l'origine remonte à 1623, est dû à la générosité de Nicolas Japin, entrepreneur des poudres de l'État, et une tradition, couramment acceptée dans Verdun, veut que ce palais ait été destiné à la reine Marie de Médicis.

Mais, puisqu'il n'y a ni casino ni golf à Verdun, pourquoi la reine-mère aurait-elle prévu d'y séjourner ? Tout simplement pour planquer ses fesses après sa tentative de complot contre le Cardinal de Richelieu. Complot qui échoua piteusement.

En fait elle s'était alliée à Louis de Marillac, alors Gouverneur de la Citadelle de Verdun, qui avait vraisemblablement entraîné Japin dans le coup (vous vous souvenez de Japin, hein ? le bienfaiteur qui a fait construire le bâtiment)

Bref, arrive la journée des dupes au cours de laquelle le roi de France Louis XIII, contre toute attente, réitère sa confiance à son ministre Richelieu, élimine ses adversaires politiques et contraint la reine-mère à l'exil.

Peut-être Marie de Médicis, l'âme de la conspiration, qui s'enfuit de France en 1631, avait-elle un moment songé à se réfugier à Verdun où elle eût été fort mal en sûreté. Mais c'est à Bruxelle qu'elle réussit finalement à s'enfuir. Réfugiée auprès des ennemis de la France, Marie est privée de son statut de reine de France et mourra en 1642, quelques mois avant Richelieu.

La maison inoccupée fut louée par les magistrats pour servir de logement aux lieutenants du roi ; elle fut ainsi la propriété en quelque sorte indirecte de la ville qui eût désiré l'acheter, mais qui ne le pouvait à cause du mauvais état de ses finances. Ce sont les moines de Châtillon qui se portèrent acquéreurs du bâtiment en 1736 au grand regret de la municipalité qui, procédurière, réussit tout de même à faire annuler la vente le 25 février 1737.

La Ville de Verdun acquit alors l'immeuble au prix de 18.000 livres et les officiers municipaux en firent leur Hôtel de Ville dont ils prirent possession en grande pompe le 6 février 1738.

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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 08:22
La Place Chevert"La rue du Puty débouche sur la place Chevert, autrefois place Sainte-Croix, où la collègiale de Sainte-Croix, sans doute contemporaine de celle de la Madeleine, avait été fondée au commencement du XIe siècle, probablement par Amieus, princier de la cathédrale, qui y installa douze chanoines dotés sur sa fortune personnelle.

L'église n'avait rien de bien attrayant par elle-même, mais dans le vestibule siégeait le tribunal ou échevinage municipal sous la présidence du premier magistrat de la ville, et dont les sentences étaient rendues couformément aux antiques coutumes de la cité.

L'ensemble de cette sorte de Code prit le nom de coutumes de Sainte-Croix et s'appliqua jusqu'à la Révolution à tout le pays verdunois. Le nouvel évêque qui prenait possession de son siège épiscopal s'arrêtait sur le portail de Sainte-Croix et jurait d'en respecter les usages.

En 1552, après l'occupation des Trois-Évêchés, quand Charles-Quint se prépara à assiéger Metz, Sainte-Croix subit le sort de Saint-Paul et de Saint-Maur ; les ingénieurs, déclarant que l'endroit leur était indispensable pour créer une place d'armes et mettre la ville de Verdun en état de défense, détruisirent l'église. Les chanoines de Sainte-Croix furent rattachés à la chapelle Saint-Laurent jusqu'en 1739. A cette date, sur la demande du maréchal de Belle-Isle, la chapelle Saint-Laurent fut remplacée par un corps de garde. Depuis lors, les chanoines de Sainte-Croix, qui n'étaient plus que six, délivrés de toute charge, n'eurent plus qu'à manger, sans le moindre souci, les rentes de leur prébende.

La place Sainte-Croix ainsi déblayée, devint en 1581 la place du Marché du Vendredi pour s'appeler place Chevert depuis l'inauguration solennelle de la statue du héros verdunois le 1er mai 1837".

Source : "Edmond Pionnier - Verdun promenade historique et pittoresque" (1901)

Si vous ne savez pas où se trouve la place Chevert il faut aller .

Et pour tout savoir sur François Chevert vous pouvez aller ici ou
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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 20:36
La Chapelle Saint-Joseph à VerdunLes soeurs de la Doctrine Chrétienne se fixèrent tout d'abord dans le couvent de la rue Dame-Zabée (Dame Isabelle) en 1826, puis rue de l'Hôlel-de-Ville, enfin rue Mautrolé en 1840. C'est à l'angle sud-ouest de cette rue, que l'architecte Chenevier dirigea les travaux de la chapelle des soeurs de Saint-Joseph en 1888 (Google Maps).

De style roman, elle est assez curieuse avec ses tourelles et son abside circulaire fermée par une demi-coupole. L'intérieur est divisé en rez-de-chaussée et en galerie que surplombe une voûte dont les arcatures en fer ouvragé sont supportées par de hautes colonnes de fonte richement décorée.

Le décor a été entièrement conservé depuis la construction, tant pour les peintures murales ou le mobilier que pour les vitraux, préservés des bombardements de 1916.

Aujourd'hui, la statue de Saint Joseph portant l'enfant Jésus, perchée au plus haut de l'édifice, veille sur la cour de récréation de la section maternelle du groupe scolaire Sainte Anne.

Vous trouverez d'autres photos ici.

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12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 15:09
Le rempart de la Ville au niveau de la Porte St VictorPour se rendre au quartier du Dieu du Trice depuis la Porte Saint Victor le plus sympa est sans doute de longer le rempart construit par Vauban au XVIIe siècle. On se retrouve dans une espèce de fosse de la largeur d'un terrain de football, délimitée de chaque côté par une muraille d'une bonne dizaine de mètres de hauteur et d'une épaisseur impressionnante (Google Maps).

La municipalité a par ailleurs profité de ces espaces verts entre les remparts pour aménager des terrains de sport (près de la porte St Victor et de la tour du Champ).

Pourquoi pas...
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Philippe Burlet

Un artiste verdunois qui roule des mécaniques

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