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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 07:00
La source de l'AisneFranchement, je n'ai aucune idée des raisons qui nous ont amenés à partir à la recherche de cette source. Je ne sais même plus comment nous nous sommes rendu compte que la source de l'Aisne se trouvait dans la Meuse. Je crois que ça nous a pris comme ça, juste parce que nous avions repéré ce petit point sur une carte IGN (Google Maps).

Ce petit ruisseau, qui se jettera plus tard dans l'Oise puis dans la Seine avant de finir ses jours dans la Manche, débute sa vie dans la commune de Sommaisne, ce qui n'a rien de très original puisque cela signifie littéralement source de l'Aisne. Certains prétendent également que ce nom serait dû au débit très faible du ruisseau qui peut stagner jusque sept jours sur le territoire de la commune et donc y passer une bonne Sommaisne.

La géographie c'est vraiment du grand n'importe quoi. La Meuse n'est pas fichue de prendre sa source dans le département de la Meuse, et l'Aisne ne trouve rien de mieux que de venir nous narguer sur notre propre sol. Mais bon... ce n'est pas parce que l'Aisne (la rivière) ne prend pas sa source dans l'Aisne (le département) qu'il faut pour autant les opposer. D'ailleurs, n'est-ce pas Gandhi qui disait : "En opposant la Aisne à la Aisne, on ne fait que la répandre, en surface comme en profondeur".

A méditer.

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 07:00
Le point culminant de la Meuse (derrière l'éolienne)Aujourd'hui je me suis posé une question. Une question toute bête. Une de ces questions dont on s'attend à trouver la réponse en quelques secondes juste en jetant un coup d'oeil dans un dictionnaire. Quel est le point culminant de la Meuse ? Mon Larousse illustré restant muet sur ce sujet j'ai recherché la réponse sur Internet.

Le Quid en ligne nous indique que le point culminant de la Meuse se situe au Buisson d'Amanty à 483 m d'altitude (Google Maps), information reprise par de nombreux sites de tourisme, mais infirmée par le Quid lui-même dans son article consacré à la commune d'Amanty, dont le point culminant se situerait seulement à 423 m.

L'encyclopédie Encarta confirme cette dernière information.

L'encyclopédie libre Wikipedia présente également le Buisson d'Amanty comme le point culminant des côtes de Meuse avec 483 m, mais indique une altitude maximale de 426 m dans son article sur la commune d'Amanty, et 425 m dans celui sur le Barrois. Enfin, dans son article listant les départements français par altitude, l'encyclopédie libre indique un tout autre point situé à Vaudeville-le-Haut, au point de coordonnées 48°27'N 05°34'E et à une altitude de 451 m.

Afin de départager ces encyclopédies, toutes plus savantes les unes que les autres, je me suis rendu sur Géoportail pour vérifier la côte NGF du Buisson d'Amanty. Résultat : 424 m (c'est ce que confirmera le GPS une fois sur place). Puis je fais un peu défiler la carte vers le sud et je trouve des points toujours plus élevés sur d'autres communes meusiennes : 429 m à Vauthon-Haut, 442 m à Dainville-Bertheléville, et finalement 451 m à Vaudeville-le-Haut, dans le bois derrière l'éolienne de la Photo (Google Maps). Il semble ben que ce dernier site constitue le point culminant de la Meuse.

Reste plus qu'à trouver une explication à tout cela.

Premièrement, pourquoi le Buisson d'Amanty, qui n'est manifestement pas le site le plus élevé de Meuse, est-il pourtant considéré comme tel ? Cela vient peut-être d'une modification des limites départementales. Le Buisson d'Amanty était peut-être le point culminant avant 1790, époque à laquelle furent définitivement scellées les frontières de la Meuse lors du rapprochement d'une partie de la Lorraine, des Trois-Evêchés, du Clermontois et de la Champagne. Quoiqu'il en soit, l'erreur remonte au moins à 1881 puisqu'on la retrouve dans l'ouvrage d'Adolphe Joanne "Géographie du département de la Meuse" (Editions Hachette) paru cette année là.

Pour ce qui est des 483 m du Quid, j'imagine qu'il doit s'agir d'une erreur de retranscription ou d'un problème de reconnaissance de caractère lors de la numérisation d'un document ancien, ou alors un employé a fumé la moquette. Je me suis même demandé s'il ne pouvait pas s'agir d'une confusion entre le point culminant du fleuve Meuse et celui du département. Mais non, la Meuse prend sa source à seulement 409 m d'altitude. Décidément, l'employé du Quid a bien fumé la moquette.

Quant au point le plus bas de la Meuse, situé à la misérable altitude de 124 m, il se trouve au bord de l'Ornain à Remmenecourt, à quelques dizaines de mètres seulement du petit village d'Alliancelles (51) où je passais mes vacances étant enfant (Google Maps). On allait se baigner dans un petit ruisseau que l'on appelait la Nacelle, mais ceci est une toute autre histoire...

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 07:00

Notre-Dame de bonne GardeSur le piton, autrefois fortifié, de Dun-sur-Meuse se dresse un joyaux de l'architecture ogivale : Notre-Dame de Bonne Garde.

Construite en 1346, elle doit son nom à une intervention miraculeuse de la Vierge qui fit disparaître une bande de vils pillards envoyée par la Maison d'Autriche en 1552. Elle sauva par la même occasion la ville qui était pratiquement désarmée. J'imagine que ce tour de magie eut lieu le mardi 25 mars car, depuis cet événement et jusqu'à la Révolution, c'est à cette date qu'était organisée une procession autour des remparts de Dun qui donnait l'occasion à la statue de la Vierge de se dégourdir les jambes.

Si l'extérieur de l'édifice est plutôt mastoc, l'intérieur, lui, recèle un mobilier assez exceptionnel. L'autel et son baldaquin du XVIIIe siècle, les boiseries du choeur, les grilles en fer forgé des fonts baptismaux, le buffet d'orgue (auquel les méchants allemands ont ôté les tubes en 1916), ainsi que certaines dalles funéraires sont classés.

L'église de Dun-sur-MeuseVous pourrez également vous arrêter sur les vitraux, les bas-reliefs, les kitchissimes bénitiers ou sur les nombreuses sculptures comme ce diable situé au dessus des fonts baptismaux.

Vous pourrez aussi noter la présence d'un étrange volatile dans la Chapelle St Nicolas (cf. photo). Il s'agit d'un pélican qui a l'idée saugrenue de s'ouvrir le ventre pour nourrir ses enfants.

Deux autres surprises vous attendent encore. La première est un Christ en croix situé dans le choeur. C'est sûr que dit comme cela, ça n'a rien de surprenant, seulement voilà, il s'agit d'une oeuvre d'Ipousteguy et je vous assure qu'elle vaut le coup d'oeil.

La mort de l'Evêque NeumannDernière surprise, et pas des moindres : plusieurs tonnes de bronze et de marbre sculptées et assemblées par Ipousteguy pour conter la "Mort de l'évêque Neumann dans la pauvreté et l'indifférence" (photo ci-contre et aussi sur le blog de Casy). L'oeuvre fut commandée à Ipousteguy par un comité diocésain de Philadelphie en 1976 à l'occasion de la canonisation de John Neumann (seul saint américain de sexe masculin), mais fut finalement refusée en raison, pense-t-on, d'un réalisme trop cruel. Qu'à cela ne tienne, vous aurez ainsi la chance de pouvoir l'admirer sans traverser l'atlantique.


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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 07:00

Rcord de vitesse du railLa vidéo que j'avais réalisée le 3 avril 2007 lors du record du monde de vitesse sur rail a dépassé les 11.000 visionnages sur Dailymotion (youpi !). C'est l'occasion de faire un point sur l'impact du TGV Est sur le tourisme et plus généralement sur l'économie meusienne.

Mais, vous l'aurez sans doute remarqué par vous même, je n'ai pas beaucoup de temps à consacrer à l'écriture ces derniers temps, alors je vais me contenter de vous renvoyer sur des documents qui traitent admirablement bien du sujet :

Le premier est une étude de l'INSEE sobrement intitulée La ligne à Grande Vitesse Est-européenne : effets et conséquences. Elle traite des impacts qu'a eu l'implantation de la LGV sur les transports, les politiques locales et le tourisme.

Le deuxième document provient de l'Observatoire des Entreprises de la Meuse. Il s'agit plus précisément du bulletin n°32 de l'ODE. On retiendra en particulier un chiffre : 69

69% c'est la part des entrepreneurs meusiens qui considèrent que l'arrivée du TGV EST n'a eu au cours du second semestre 2007 aucune incidence sur l'activité de leur entreprise. Ca serait intéressant de savoir ce qu'il en est un an plus tard.

Je suis sûr que le TGV EST vous inspire forcément quelque chose...


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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 18:12

L'Ossuaire de DouaumontDes photos de l'Ossuaire de Douaumont on en trouve à la pelle dans Google image, mais lorsqu'il s'agit de trouver des illustrations de l'intérieur de l'édifice c'est une toute autre histoire.

Heureusement, Little Bertaga est là pour combler les lacunes de Big Google.

Voici donc quelques clichés réalisés avec mon petit compact préféré la veille de la venue de Nicolas Sarkozy à Douaumont (souvenez-vous le 11 novembre 2008). Il y avait déjà beaucoup de monde sur place et je vous assure que ce fut un exploit que d'avoir aussi peu de gens sur les photos.



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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 18:00
Abbaye cistercienne de LachaladeLe petit village de Lachalade dans l'Argonne meusienne (Google Maps) est réputé pour son tourisme vert (certains l'appellent même Lachalade verte).

L'abbaye fut fondée vers 1120 et devint cistercienne en 1128. Elle profita d'une période de prospérité jusqu'au XVe siècle, en particulier grâce aux vergers qui inondaient Lachalade de fruits.

Comme il n'y avait pas d'église dans cette abbaye, Lachalade frisée frisait le ridicule. On décida donc d'en construire une à partir du XIIIe siècle, et c'est elle que nous pouvons encore admirer aujourd'hui accolée aux bâtiments abbatiaux.

Les moines cisterciens furent à l'origine du développement industriel dans la vallée de la Biesme. On leur doit ainsi briqueteries, verreries, forges et moulins. Les mécréants, eux, devaient souvent se contenter de la culture et de la transformation de l'osier, activité dont il était difficile de sortir. D'où l'expression "être embarqué dans le panier à Lachalade".

Au moment de la Révolution française, les quelques moines qui vivaient encore là décidèrent de louer les lieux à un gentilhomme verrier qui en devint rapidement propriétaire lors de la vente des biens du clergé. L'église abbatiale devint paroissiale, ce qui lui permit de survivre tant bien que mal à la Révolution.

En 1851, l'abbé Chaput, entreprit alors une restauration qui durera pas moins de trente ans. C'est notamment à lui que l'on doit la magnifique rosace du XVe siècle que vous voyez sur la photo. Je sais, vous vous dites : "comment ça une rosace du XVe siècle contruite au XIXe siècle ?". Et bien tout simplement parce que Chaput n'avait pas beaucoup de sous, et qu'il avait chipé une autre rosace pour la mettre dans son église. Et savez-vous où il avait dégoté sa rosace le bougre ? A Verdun ! Oui, Mesdames et Messieurs, il s'agit de la rosace de l'ancienne abbaye de Saint Vanne, aujourd'hui disparue.

Pas mal endommagée pendant les deux guerres mondiales, l'abbaye cistercienne de Lachalade sort tout juste d'une campagne de restauration et n'attend plus que votre visite.

   

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 07:00
La GorgetteIl était une fois le plus mignon et le plus gentil des petits garçons. Pour le remercier d'être si mignon et si gentil ses parents l'emmenaient parfois en vacances dans la forêt d'Argonne avec ses frères et ses cousins, tous aussi mignons et gentils que lui.

Oh, il ne s'agissait pas de vacances luxueuses, car leurs parents n'étaient pas bien riches. Ils devaient donc se contenter d'une semaine dans une cabane froide et humide sans eau et sans électricité cachée au fin fond de la forêt.

Alors que certains se seraient ennuyés comme des rats morts en pareille situation, nos héros débordaient d'activités.

Leurs parents les emmenaient dans les bois ramasser des champignons (Mmmm ! les trompettes de la mort), parfois aussi des myrtilles. Et comme ils n'étaient pas seulement mignons et gentils mais aussi très malins, ils avaient trouvé une astuce pour remplir leurs gamelles plus rapidement : mettre de la mousse au fond  (pas bêtes les gamins !).

La Gorgette coule toujoursCes vacances étaient aussi l'occasion pour ce petit garçon d'enrichir son vocabulaire. Il découvrit ainsi le mot "broc". Oui, je vous rappelle qu'il n'y a ni eau ni électricité dans le cabanon. Le broc servait donc à aller chercher l'eau... à la source. Et c'était à chaque fois une expédition pour faire le plein à la Gorgette, puisque  tel était son nom.

Chacun prenait son broc et ses bottes, et le groupe traversait le grand terrain en direction de la forêt. Commençait alors une interminable marche pendant laquelle le petit garçon imaginait le poids qu'il allait devoir porter au retour. La troupe quittait alors le chemin recouvert de feuilles pour dévaler tant bien que mal une pente  glissante en se retenant aux arbres afin de rejoindre la source qui sortait de la paroi rocheuse en contrebas.

Les brocs rapidement remplis, il ne restait plus à nos jeunes aventuriers qu'à occuper l'après-midi. Pourquoi ne pas apprivoiser cet environnement hostile ? Après un rapide débat la décision était prise : il fallait construire un barrage afin de créer un point d'eau. Il serait ensuite possible d'observer les animaux de la forêt qui viendraient s'y désaltérer.

Aussitôt dit aussitôt fait, quelques branches par ci, pas mal de boue par là et le résultat était... euh... disons qu'il ne suffit pas d'être gentil, mignon et malin pour être un bon  hydraulicien.

Et quand la nuit tombait chacun reprenait son fardeau et s'en allait en direction de la cabane, sans jamais s'écarter du groupe (on ne sait jamais, un loup est si vite arrivé dans cette région !).

Contrairement à ce que je pensais à l'époque cette cabane se trouve en Meuse, dans un hameau de Futeau appelé "La Contrôlerie", juste à la frontière avec la Marne (Google maps).

Passant par là l'autre jour, j'ai emmené mon amoureuse découvrir la Gorgette. Oh, la promenade n'a pas été bien longue. 300 m tout au plus. Mais j'étais très content de retrouver l'emplacement de cette source et de voir qu'elle coulait toujours. Très heureux également de voir que le lieu avait été (un peu) aménagé avec des petites passerelles en bois.

Juste heureux qu'il était le Bertaga :)

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 13:00

Br@s-sur-WebJe connaissais le village de Bras-sur-Meuse pour son Labyrinthe de maïs, sa nécropole nationale et pour les oeuvres un peu décalées qui ornent la rue principale du village chaque année, mais je ne savais pas que ce village était le fer de lance des Technologies de l'information et de la Communication (TIC) en Meuse.

Cette découverte je la dois au journal L'Express qui vient de consacrer un article à la remise des prix de l'association Villes Internet et plus particulièrement au geek qui officie à la Mairie de Bras-sur-Meuse : Julien Didry.

Il faut dire que le site Internet de la municipalité est agréable à parcourir : graphisme attrayant, ergonomie au top, fil d'actualité mis à jour régulièrement, possibilité d'effectuer ses démarches administratives en ligne, de consulter les arrêtés municipaux ou les délibérations de Conseil, etc.

Une large place est également réservée à la e-démocratie. Les brasiliens peuvent  s'exprimer sur le forum du site et participer à des sondages, mais ce n'est pas tout. Figurez-vous qu'ils reçoivent l'ordre du jour des conseils municipaux par courrier électronique quelques jours avant chaque réunion et qu'ils ont la possibilité d'interpeller leurs élus en retour jusqu'à 22h30 le soir du Conseil. Les élus s'engagent de leur côté à traiter ces interrogations dans les questions diverses.

Les brasiliens ont également la possibilité de recevoir les informations urgentes par mail, SMS ou message vocale sur leur téléphone fixe. Cela va de l'alerte météo au changement d'horaire du bus scolaire en passant par des problèmes de ramassage des ordures ménagères. Pour le moment une centaine de familles sont déjà abonnées (gratuitement) à ce service. Objectif : 200 familles en 2009 sur les 280 que compte l'agglomération brasilienne.

Au site officiel de Bras-sur-Meuse il faut ajouter le Skyblog du Conseil Municipal Jeune ainsi qu'un autre blog photographique au nom fort bien trouvé : ABrascadaBras. N'hésitez pas à visiter tout ça.

Voilà, bravo à la municipalité de Bras pour ce prix bien mérité, et espérons que cela donnera des idées à d'autres.

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 07:00
Ipousteguy et son oursVoyons ce que nous dit le Petit Larousse Illustré... G... H... I... Ingres... Ionesco... Ah ! Ipousteguy :

IPOUSTEGUY
(Jean Robert), Dun-sur-Meuse 1920 - Dun- sur-Meuse 2006, sculpteur et dessinateur français. Il est le maître d'un expressionnisme angoissé, figuratif par des voies personnelles (Ecbatane, 1965 ; la Mort du père, 1968 ; Val de Grâce, 1977 ; etc.)

Un petit peu austère la présentation du dico... le mieux c'est d'aller voir par nous-même. Où ça ? Au Centre Culturel du Val-Dunois - Ipousteguy pardi ! Allez hop ! Direction Doulcon, près de Dun-sur-Meuse (Google Maps).

Sur place vous serez accueillis par le Maître lui-même, accompagné de son fidèle compagnon, un ours jouant avec une pomme de pin. Ces deux statues proviennent d'un ensemble sculptural de 20 à 30 tonnes construit par Ipousteguy pour la ville de Berlin et intitulé l'homme construit sa ville (également appelé Ecbatane ou Der Mensch baut seine Stadt).

Eté 94Si vous avez de la chance vous serez, comme nous, accueillis par le Président de l'Office du Tourisme en personne qui vous fera découvrir le tout récent Centre Culturel conçu en collaboration avec l'artiste qui souhaitait en faire un véritable lieu de vie et d'échange.  Voeu exhaussé puisque, outre l'office du tourisme, le Centre Culturel abrite également des salles de réunion pour les associations, une bibliothèque, une salle de spectacle de 100 places, deux pièces pour les expositions temporaires et, bien sûr, une immense salle réservée à l'oeuvre d'Ipousteguy.

Notre illustre guide nous apprendra qu'Ipousteguy s'appelait en fait Jean Robert mais qu'il avait rapidement abandonné ce nom bien trop commun au profit de celui de sa mère d'origine basque. Artiste aux multiples talents, il travaillait aussi bien le bronze, le marbre et la résine, il dessinait, peignait, s'essayait au fusain et à l'aquarelle, il s'adonnait à l'écriture. Il créait sans cesse.

Louise LabéEn 1979, la Staatliche Kunsthalle de Berlin présente (déjà) une rétrospective de l'œuvre d'Ipoustéguy : 242 pièces exposées, dont plus de 100 sculptures.

Après avoir passé une grande partie de sa vie dans son atelier de Choisy-le-Roi Ipousteguy revient à Dun-sur-Meuse en 2003 pour y finir sa vie dans la simplicité, loin des mondanités qu'il a toujours exécrées.

Il laisse derrière lui 612 sculptures, des centaines de peintures et environ 3.000 dessins, romans, poésies, films. Et le Centre Culturel du Val-Dunois constitue la plus importante concentration permanente d'oeuvres d'Ipousteguy.

Les détracteurs de l'Art contemporain conceptuel seront ici comblés. Les oeuvres d'Ipoustéguy existent. Elles vivent. Les corps sont torturés, déchirés, lissés, coupés. Les différents angles de vues font apparaître les évolutions dans l'espace et le temps. L'anatomie est travaillée jusqu'à donner à ces masses inertes une impression de mouvement.

Au hasard de la visite on reconnait Louise Labé, François Mitterrand, Ivan Lendl ou Rimbaud, on découvre des esquisses de l'artiste, on feuillette quelques ouvrages qui laissent entrevoir l'immensité de l'oeuvre.

On sort de ce lieu magique tout étonné qu'un tel musée puisse exister dans une petite communauté de communes de 4.000 habitants et en regrettant que, comme la plupart des musées, il ne rouvre ses portes qu'en avril.

D'ici là vous pouvez réserver vos billets d'avion pour l'Italie où se déroule du 25 octobre 2008 au 1er février  2009 la première rétrospective Ipousteguy depuis sa mort en 2006. L'Exposition s'appelle "Eros et Thanatos" et elle se tient au Palazzo Leone da Perego à Legnano, dans la province de Milan.

Pour en savoir plus :

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 08:00
Communes candidates pour accueillir un site de stockage de FA-VLVous le savez peut-être, depuis juin 2008, l'ANDRA a contacté 3.115 communes pour savoir si ça les amuserait d'avoir un site de stockage de déchets radioactifs à faible activité à vie longue (FA-VL) sur leur territoire. La plupart a clairement refusé, certaines, comme Ville-en-Woëvre, Tréveray ou Donjeux, ont consulté leur population, d'autres ont tergiversé, et au final ce sont quelques dizaines de municipalités qui ont accepté de tenter le diable l'expérience.

L'industrie nucléaire étant ce qu'elle est, l'ANDRA a décidé de garder secrète la liste des 3.115 communes consultées. Elle ne publiera pas non plus les noms des municipalités qui ont répondu présent. C'est le Ministère de l'écologie (ça sonne mieux que Ministère de la radioactivité) qui va maintenant s'occuper du dossier et qui révélera uniquement les noms de deux ou trois sites potentiels début 2009. Il ne faudrait pas affoler les riverains pour rien et risquer une prise de conscience des populations...

Bien évidemment, les municipalités ont signé uniquement pour permettre à l'ANDRA de mener des études de faisabilité. Rien ne dit que ces sites accueilleront au final des déchets radioactifs. De plus il a été promis aux populations que rien ne se ferait avant un débat public placé sous l'égide de la CNDP. Ah... on me souffle dans l'oreillette que c'est exactement ce qui était promis à Bure et que le débat public y a été royalement ignoré. Cela ne présage rien de bon...

Ne pouvant compter sur les blouses blanches de l'ANDRA pour obtenir des informations, je me suis tourné vers l'ami Google qui m'a redirigé sur le site du Réseau Sortir du nucléaire. L'association écologiste répertorie en effet les communes qui se sont portées candidates.

Cette liste, régulièrement mise à jour, comporte à l'heure actuelle 29 communes, toutes situées en Champagne-Ardenne et en Lorraine (à croire que la propagande de l'ANDRA y est efficace).

10 - Aube
  • Saint-Léger-sous-Brienne
  • Brienne-le-Château
  • Petit-Mesnil
  • Juzanvigny
  • Hampigny
  • Morvilliers
  • Pars-lès-Chavanges
  • Auxon
  • Radonvilliers
  • Epothémont
51 - Marne
  • Sainte-Ménéhould
52 - Haute-Marne
  • Saint-Blin-Sémilly
  • Roches-Bettaincourt
  • Rimaucourt
  • Bricon
  • Doulaincourt-Saucourt
  • Semoutiers-Montsaon
  • Vaux-sur-Saint-Urbain
  • Juzennecourt
55 - Meuse
  • Gondrecourt-le-Château
  • Chassey-Beaupré
  • Billy-sous-Mangiennes
  • Montigny-lès-Vaucouleurs
  • Fontaines-Saint-Clair
  • Rouvrois-sur-Othain
57 - Moselle
  • Baronville
88 - Vosges
  • Grand
  • Aouze
  • Soulosse sous Saint Elophe
Pour voir la liste mise à jour il faut aller ici.

Le Réseau Sortir du Nucléaire propose également tout un tas d'outils pour ceux qui souhaiteraient s'investir un peu plus dans ce débat (annuaire des communes, formulaires de contact, diaporama pour des présentations publiques, tracts, pétitions, etc.)

A l'heure où les éoliennes, déjà soumises à étude d'impact dans un périmètre de 15 km, risquent d'être classées en ICPE comme de vulgaires usines SEVESO, un maire un peu grande gueule peut imposer une poubelle radioactive à tout un pays. C'est tout bonnement incroyable...

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Philippe Burlet

Un artiste verdunois qui roule des mécaniques

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