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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 18:12

L'Ossuaire de DouaumontDes photos de l'Ossuaire de Douaumont on en trouve à la pelle dans Google image, mais lorsqu'il s'agit de trouver des illustrations de l'intérieur de l'édifice c'est une toute autre histoire.

Heureusement, Little Bertaga est là pour combler les lacunes de Big Google.

Voici donc quelques clichés réalisés avec mon petit compact préféré la veille de la venue de Nicolas Sarkozy à Douaumont (souvenez-vous le 11 novembre 2008). Il y avait déjà beaucoup de monde sur place et je vous assure que ce fut un exploit que d'avoir aussi peu de gens sur les photos.



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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 18:00
Abbaye cistercienne de LachaladeLe petit village de Lachalade dans l'Argonne meusienne (Google Maps) est réputé pour son tourisme vert (certains l'appellent même Lachalade verte).

L'abbaye fut fondée vers 1120 et devint cistercienne en 1128. Elle profita d'une période de prospérité jusqu'au XVe siècle, en particulier grâce aux vergers qui inondaient Lachalade de fruits.

Comme il n'y avait pas d'église dans cette abbaye, Lachalade frisée frisait le ridicule. On décida donc d'en construire une à partir du XIIIe siècle, et c'est elle que nous pouvons encore admirer aujourd'hui accolée aux bâtiments abbatiaux.

Les moines cisterciens furent à l'origine du développement industriel dans la vallée de la Biesme. On leur doit ainsi briqueteries, verreries, forges et moulins. Les mécréants, eux, devaient souvent se contenter de la culture et de la transformation de l'osier, activité dont il était difficile de sortir. D'où l'expression "être embarqué dans le panier à Lachalade".

Au moment de la Révolution française, les quelques moines qui vivaient encore là décidèrent de louer les lieux à un gentilhomme verrier qui en devint rapidement propriétaire lors de la vente des biens du clergé. L'église abbatiale devint paroissiale, ce qui lui permit de survivre tant bien que mal à la Révolution.

En 1851, l'abbé Chaput, entreprit alors une restauration qui durera pas moins de trente ans. C'est notamment à lui que l'on doit la magnifique rosace du XVe siècle que vous voyez sur la photo. Je sais, vous vous dites : "comment ça une rosace du XVe siècle contruite au XIXe siècle ?". Et bien tout simplement parce que Chaput n'avait pas beaucoup de sous, et qu'il avait chipé une autre rosace pour la mettre dans son église. Et savez-vous où il avait dégoté sa rosace le bougre ? A Verdun ! Oui, Mesdames et Messieurs, il s'agit de la rosace de l'ancienne abbaye de Saint Vanne, aujourd'hui disparue.

Pas mal endommagée pendant les deux guerres mondiales, l'abbaye cistercienne de Lachalade sort tout juste d'une campagne de restauration et n'attend plus que votre visite.

   

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 07:00
La GorgetteIl était une fois le plus mignon et le plus gentil des petits garçons. Pour le remercier d'être si mignon et si gentil ses parents l'emmenaient parfois en vacances dans la forêt d'Argonne avec ses frères et ses cousins, tous aussi mignons et gentils que lui.

Oh, il ne s'agissait pas de vacances luxueuses, car leurs parents n'étaient pas bien riches. Ils devaient donc se contenter d'une semaine dans une cabane froide et humide sans eau et sans électricité cachée au fin fond de la forêt.

Alors que certains se seraient ennuyés comme des rats morts en pareille situation, nos héros débordaient d'activités.

Leurs parents les emmenaient dans les bois ramasser des champignons (Mmmm ! les trompettes de la mort), parfois aussi des myrtilles. Et comme ils n'étaient pas seulement mignons et gentils mais aussi très malins, ils avaient trouvé une astuce pour remplir leurs gamelles plus rapidement : mettre de la mousse au fond  (pas bêtes les gamins !).

La Gorgette coule toujoursCes vacances étaient aussi l'occasion pour ce petit garçon d'enrichir son vocabulaire. Il découvrit ainsi le mot "broc". Oui, je vous rappelle qu'il n'y a ni eau ni électricité dans le cabanon. Le broc servait donc à aller chercher l'eau... à la source. Et c'était à chaque fois une expédition pour faire le plein à la Gorgette, puisque  tel était son nom.

Chacun prenait son broc et ses bottes, et le groupe traversait le grand terrain en direction de la forêt. Commençait alors une interminable marche pendant laquelle le petit garçon imaginait le poids qu'il allait devoir porter au retour. La troupe quittait alors le chemin recouvert de feuilles pour dévaler tant bien que mal une pente  glissante en se retenant aux arbres afin de rejoindre la source qui sortait de la paroi rocheuse en contrebas.

Les brocs rapidement remplis, il ne restait plus à nos jeunes aventuriers qu'à occuper l'après-midi. Pourquoi ne pas apprivoiser cet environnement hostile ? Après un rapide débat la décision était prise : il fallait construire un barrage afin de créer un point d'eau. Il serait ensuite possible d'observer les animaux de la forêt qui viendraient s'y désaltérer.

Aussitôt dit aussitôt fait, quelques branches par ci, pas mal de boue par là et le résultat était... euh... disons qu'il ne suffit pas d'être gentil, mignon et malin pour être un bon  hydraulicien.

Et quand la nuit tombait chacun reprenait son fardeau et s'en allait en direction de la cabane, sans jamais s'écarter du groupe (on ne sait jamais, un loup est si vite arrivé dans cette région !).

Contrairement à ce que je pensais à l'époque cette cabane se trouve en Meuse, dans un hameau de Futeau appelé "La Contrôlerie", juste à la frontière avec la Marne (Google maps).

Passant par là l'autre jour, j'ai emmené mon amoureuse découvrir la Gorgette. Oh, la promenade n'a pas été bien longue. 300 m tout au plus. Mais j'étais très content de retrouver l'emplacement de cette source et de voir qu'elle coulait toujours. Très heureux également de voir que le lieu avait été (un peu) aménagé avec des petites passerelles en bois.

Juste heureux qu'il était le Bertaga :)

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 07:00

Groaarrr !Il n'y a pas si longtemps, je vous parlais de l'intérêt de lever les yeux au ciel de temps à autre pour admirer les oeuvres de nos amis architectes et sculpteurs.

Voyons voir si vous appliquez bien ce précepte dans la vie de tous les jours...

Je suis sûr que vous avez déjà croisé ce lion dans les rues de Verdun.

Saurez-vous me dire où ?


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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 07:00
Les Rockeurs ont du CoeurPrenez quelques punks, une pincée de rastas, une cuillère à soupe de rockeurs, mélangez cela dans une salle des musiques actuelles, par exemple La Passerelle à Belleville, ajoutez un public armé de boîtes de chocolats et de jouets en guise de billet d'entrée, et vous obtenez... un concert caritatif carrément sympa.

C'est vendredi 28 novembre (oui, demain) que la MJC du Verdunois organise cette soirée en partenariat avec les Restos du Coeur et les élèves de la MFR de Bras-sur-Meuse (encore un chouette site à Bras !).

Le principe est simple : les groupes jouent gratos, et le public offre des jouets et des chocolats au lieu de payer une entrée, tout cela étant ensuite distribué aux enfants défavorisés.

Au programme dès 20h30 :
La colère des mulots
(Rock)
+
Dresk
(Punk)
+
I-Mast
(Reggae)

Et si vous avez peur des punks, dites vous que c'est pour les petits z'enfants abandonnés par l'horrible Père Noël !
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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 13:00

Br@s-sur-WebJe connaissais le village de Bras-sur-Meuse pour son Labyrinthe de maïs, sa nécropole nationale et pour les oeuvres un peu décalées qui ornent la rue principale du village chaque année, mais je ne savais pas que ce village était le fer de lance des Technologies de l'information et de la Communication (TIC) en Meuse.

Cette découverte je la dois au journal L'Express qui vient de consacrer un article à la remise des prix de l'association Villes Internet et plus particulièrement au geek qui officie à la Mairie de Bras-sur-Meuse : Julien Didry.

Il faut dire que le site Internet de la municipalité est agréable à parcourir : graphisme attrayant, ergonomie au top, fil d'actualité mis à jour régulièrement, possibilité d'effectuer ses démarches administratives en ligne, de consulter les arrêtés municipaux ou les délibérations de Conseil, etc.

Une large place est également réservée à la e-démocratie. Les brasiliens peuvent  s'exprimer sur le forum du site et participer à des sondages, mais ce n'est pas tout. Figurez-vous qu'ils reçoivent l'ordre du jour des conseils municipaux par courrier électronique quelques jours avant chaque réunion et qu'ils ont la possibilité d'interpeller leurs élus en retour jusqu'à 22h30 le soir du Conseil. Les élus s'engagent de leur côté à traiter ces interrogations dans les questions diverses.

Les brasiliens ont également la possibilité de recevoir les informations urgentes par mail, SMS ou message vocale sur leur téléphone fixe. Cela va de l'alerte météo au changement d'horaire du bus scolaire en passant par des problèmes de ramassage des ordures ménagères. Pour le moment une centaine de familles sont déjà abonnées (gratuitement) à ce service. Objectif : 200 familles en 2009 sur les 280 que compte l'agglomération brasilienne.

Au site officiel de Bras-sur-Meuse il faut ajouter le Skyblog du Conseil Municipal Jeune ainsi qu'un autre blog photographique au nom fort bien trouvé : ABrascadaBras. N'hésitez pas à visiter tout ça.

Voilà, bravo à la municipalité de Bras pour ce prix bien mérité, et espérons que cela donnera des idées à d'autres.

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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 07:00
Lettre du Maire de VerdunLe Maire de Verdun a adressé une lettre aux parents d'élèves du Collège Barrès afin de leur expliquer pourquoi il était dans l'intérêt des enfants de fermer leur collège.

L'argumentation s'appuie sur des chiffres, qualifiés de "dramatiques", tendant à montrer que les élèves de 3ème à Barrès ont 3 fois moins de chance que ceux de Buvignier d'accéder en Terminale. D'après cette lettre, les élèves ayant quitté le collège Barrès en 2003 ne seraient ainsi que 14,7% à avoir accédé à une Terminale Générale ou Technologique en 2006.

Vous me connaissez, je suis curieux, alors j'ai recherché ces chiffres sur le site de l'académie Nancy-Metz. Mais je ne les ai malheureusement pas trouvé (si quelqu'un peut m'indiquer la source de la Mairie je suis preneur).

Par contre les données officielles de l'académie indiquent que 80,6% des élèves entrés en 6ème à Barrès en 2003 ont accédé au second cycle en 2008 (contre seulement 79,0% pour Buvignier). Le site académique précise également que le taux attendu pour Barrès n'était que de 76,1%, ce qui tend à montrer l'efficacité du classement en ZEP de ce collège.

Parmi les élèves de 3ème générale qui sortent du collège Barrès, 56,3% choisissent alors la filière Générale et Technologique (contre 56,2% pour Buvignier).

Les données officielles nous informent également sur le devenir de ces élèves entrés en 2nde Générale et Technologique en 2007. Et là, surprise ! Ceux de Barrès sont 7,1% à avoir redoublé leur seconde, alors que ceux de Buvignier sont 13,6%. Au final, les élèves de Barrès orientés vers une 2nde sont 85,7% à passer en 1ère Générale ou Technologique sans redoubler leur 2nde (contre seulement 81,5% pour ceux de Buvignier). Oui, vous avez bien lu : les élèves de Barrès réussissent mieux en 2nde que leurs copains de Buvignier !

Quant aux élèves qui avaient préféré s'orienter vers une filière professionnelle à la sortie du collège, ils sont 10% à abandonner leurs études à la fin de la seconde lorsqu'ils viennent de Buvignier (contre seulement 4,8% pour Barrès). Mais de ceux-là, le Maire n'en parle pas.

Même si je ne les ai pas trouvées, je ne remets pas en cause les (vieilles) statistiques fournies par le Maire sur les élèves sortis de Barrès en 2003, mais les données officielles et récentes du site académique concernant les élèves sortis de Barrès en 2007 sont très proches de celles des élèves de Buvignier, et même souvent meilleures. Elles ne peuvent donc pas être une justification à la fermeture du Collège Barrès.

Voilà pour la bataille de chiffres (pour les plus sceptiques, voici les statistiques de Barrès et de Buvignier, année de référence 2008, que vous pouvez retrouver directement sur le site de l'académie).

Passons maintenant aux éléments qui m'ont le plus choqué.

Premièrement, la mise en avant de "l'Intérêt des enfants" (avec un "i" majuscule) pour justifier, non pas la création ou l'aménagement, mais la fermeture d'un établissement scolaire. J'ai du mal à croire que surcharger le collège Buvignier (qui accueille déjà 573 élèves) et le collège St Exupéry de Thierville (complet avec ses 427 élèves) soit une chance pour les élèves. J'ai également du mal à croire que les collégiens de Barrès réussiront mieux si on supprime les aides spécifiques dont ils bénéficient actuellement par le biais du classement en ZEP.

Deuxièmement, l'idée que le déficit de mixité sociale, jugé responsable des résultats prétendus insuffisants des élèves de Barrès, puisse être réglé par "le regroupement stimulatif des élèves de Barrès sur Buvignier".

D'une part, la mixité sociale ce n'est pas aller étudier dans les beaux quartiers et retourner dormir dans sa cité. La mixité sociale ne se décrète pas, elle se construit dans le cadre d'une politique d'urbanisation cohérente, par exemple en modifiant la sectorisation scolaire comme le préconise le "rapport sur la mixité scolaire à l'école et au collège" de mars 2002, sûrement pas en fermant un collège.

D'autre part, il reste à déterminer quel pourrait être l'effet d'une augmentation de la mixité sociale à l'intérieur d'un collège sur les résultats scolaires des élèves. En clair, envoyer les enfants du quartier des Planchettes étudier dans le centre ville changera-t-il quelque chose au fait que les enfants de cadres sup ont 8 fois plus de chance d'obtenir le Bac S que les enfants d'ouvriers ? Pour vous éclairer sur cette question ô combien complexe je vous invite à lire cet article d'un chercheur en économie publique (pour ceux qui n'ont pas envie de lire ce long article, la réponse de l'auteur est "pas vraiment, l'environnement familliale compte pour beaucoup, et il serait plus efficace de réduire le nombre d'élèves par classe, et de développer l'accompagnement scolaire dans les établissements où se concentre l'échec scolaire").

Enfin, la lettre du Maire se termine par un rappel : la décision de fermeture du collège n'appartient  pas à la ville de Verdun mais au Conseil Général. Précisons seulement que cela ne doit pas empêcher  la municipalité de défendre les intérêts de ses concitoyens, et en particulier les plus jeunes.

Ça m'embête d'être obligé d'écrire ce genre d'article. Je préférerais me concentrer sur les paysages bucoliques et le patrimoine meusien mais, que voulez-vous, j'aime ma ville (oui, je dis ma ville, même si ça ne fait pas longtemps que j'y habite) et j'ai envie de l'aimer encore autant dans quelques années...

Pour en savoir plus :

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 07:00

Mais... C'est quoi donc ?Le thème de la Communauté Photographe du dimanche d'aujourd'hui est "image, imaginaire , imagerie".

Alors, histoire de faire travailler votre imagination, je vous propose de deviner ce que sont ces vieilleries rangées dans les étagères.

Je précise que cette photo a été prise en Lorraine mais pas dans la Meuse.

Réponse : voir dans les commentaires ;)

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 11:30

Rosiers sous la neigeCe matin je me lève, j'ouvre les volets et je vois... les premiers flocons de neige tomber sur les rosiers encore en fleur.

Alors je cours attraper mon appareil photo, j'ouvre la fenêtre et j'immortalise la scène en zoomant comme un malade sur ces pauvres rosiers.

Y'a pas à dire, moi la neige ça me rend heureux. Çà me rappelle la luge, les batailles de boules de neige, les glissades, les bus scolaires qui ne peuvent pas passer... Que du bonheur :P

(Je crois que Bertaga est définitivement un grand gamin).


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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 07:00
Ipousteguy et son oursVoyons ce que nous dit le Petit Larousse Illustré... G... H... I... Ingres... Ionesco... Ah ! Ipousteguy :

IPOUSTEGUY
(Jean Robert), Dun-sur-Meuse 1920 - Dun- sur-Meuse 2006, sculpteur et dessinateur français. Il est le maître d'un expressionnisme angoissé, figuratif par des voies personnelles (Ecbatane, 1965 ; la Mort du père, 1968 ; Val de Grâce, 1977 ; etc.)

Un petit peu austère la présentation du dico... le mieux c'est d'aller voir par nous-même. Où ça ? Au Centre Culturel du Val-Dunois - Ipousteguy pardi ! Allez hop ! Direction Doulcon, près de Dun-sur-Meuse (Google Maps).

Sur place vous serez accueillis par le Maître lui-même, accompagné de son fidèle compagnon, un ours jouant avec une pomme de pin. Ces deux statues proviennent d'un ensemble sculptural de 20 à 30 tonnes construit par Ipousteguy pour la ville de Berlin et intitulé l'homme construit sa ville (également appelé Ecbatane ou Der Mensch baut seine Stadt).

Eté 94Si vous avez de la chance vous serez, comme nous, accueillis par le Président de l'Office du Tourisme en personne qui vous fera découvrir le tout récent Centre Culturel conçu en collaboration avec l'artiste qui souhaitait en faire un véritable lieu de vie et d'échange.  Voeu exhaussé puisque, outre l'office du tourisme, le Centre Culturel abrite également des salles de réunion pour les associations, une bibliothèque, une salle de spectacle de 100 places, deux pièces pour les expositions temporaires et, bien sûr, une immense salle réservée à l'oeuvre d'Ipousteguy.

Notre illustre guide nous apprendra qu'Ipousteguy s'appelait en fait Jean Robert mais qu'il avait rapidement abandonné ce nom bien trop commun au profit de celui de sa mère d'origine basque. Artiste aux multiples talents, il travaillait aussi bien le bronze, le marbre et la résine, il dessinait, peignait, s'essayait au fusain et à l'aquarelle, il s'adonnait à l'écriture. Il créait sans cesse.

Louise LabéEn 1979, la Staatliche Kunsthalle de Berlin présente (déjà) une rétrospective de l'œuvre d'Ipoustéguy : 242 pièces exposées, dont plus de 100 sculptures.

Après avoir passé une grande partie de sa vie dans son atelier de Choisy-le-Roi Ipousteguy revient à Dun-sur-Meuse en 2003 pour y finir sa vie dans la simplicité, loin des mondanités qu'il a toujours exécrées.

Il laisse derrière lui 612 sculptures, des centaines de peintures et environ 3.000 dessins, romans, poésies, films. Et le Centre Culturel du Val-Dunois constitue la plus importante concentration permanente d'oeuvres d'Ipousteguy.

Les détracteurs de l'Art contemporain conceptuel seront ici comblés. Les oeuvres d'Ipoustéguy existent. Elles vivent. Les corps sont torturés, déchirés, lissés, coupés. Les différents angles de vues font apparaître les évolutions dans l'espace et le temps. L'anatomie est travaillée jusqu'à donner à ces masses inertes une impression de mouvement.

Au hasard de la visite on reconnait Louise Labé, François Mitterrand, Ivan Lendl ou Rimbaud, on découvre des esquisses de l'artiste, on feuillette quelques ouvrages qui laissent entrevoir l'immensité de l'oeuvre.

On sort de ce lieu magique tout étonné qu'un tel musée puisse exister dans une petite communauté de communes de 4.000 habitants et en regrettant que, comme la plupart des musées, il ne rouvre ses portes qu'en avril.

D'ici là vous pouvez réserver vos billets d'avion pour l'Italie où se déroule du 25 octobre 2008 au 1er février  2009 la première rétrospective Ipousteguy depuis sa mort en 2006. L'Exposition s'appelle "Eros et Thanatos" et elle se tient au Palazzo Leone da Perego à Legnano, dans la province de Milan.

Pour en savoir plus :

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Philippe Burlet

Un artiste verdunois qui roule des mécaniques

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