Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 07:00
Le pont LegayContrairement à ce que son armature métallique actuelle pourrait laisser penser, le pont Legay est le plus ancien pont de Verdun. Construit au moyen-âge, puis détruit et reconstruit à maintes reprises, il donnait autrefois sur une porte côté rue Mazel.

A l'origine, ce pont s'appelait pont Sainte-Croix car une croix surmontait au moyen-âge l'arche centrale. Une nouvelle croix fut installée au 18e siècle. Un temps disparue, on sait aujourd'hui qu'elle orne une tombe du cimetière du Faubourg pavé (voir photo).

Sainte-CroixUne légende veut que, vers l'an 540, Deutérie, la femme du roi d'Ostrasie Théodebert, jalouse d'une fille qu'elle avait eue de son premier mariage, aposta, lors du passage de son enfant dans Verdun, des gens qui au moment où elle s'engageait sur le pont, la précipitèrent avec son lourd chariot et les boeufs qui le traînaient dans les flots de la Meuse. Quelle horreur !

En 1887, ce pont prit ensuite le nom du lieutenant colonel Nicolas-Joseph Beaurepaire dont je vous avais parlé dans cet article.

Il changea encore une fois de nom après la Seconde Guerre mondiale afin de rendre hommage à Fernand Legay, résistant qui préserva le pont Beaurepaire de la destruction en coupant à plusieurs endroits la mise à feu des mines installées par l'occupant allemand et permettant ainsi la poursuite de l'avancée américaine sur la Voie de la Liberté.

Aujourd'hui encore, les verdunois ne savent pas trop quel nom donné à ce pont "Legay" sur lequel passe la rue Beaurepaire. D'autant plus que la Place Chevert qui se trouve juste au bout du pont, s'appelait avant Place Sainte-Croix, tout comme le pont qui s'appelle maintenant pont Legay et non plus pont Sainte-Croix.

C'est clair ou je recommence ?

Articles connexes :

Repost 0
7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 07:00
Le quai de LondresLe quai de Londres a été construit après la Première Guerre mondiale grâce au financement de la ville de Londres (what else ?).

Avant la reconstruction il faut imaginer une petite rue et une rangée de maisons donnant directement sur la Meuse, avec des lavoirs individuels. On peut encore apercevoir ce type de lavoirs dans les canaux qui traversent la ville (canal des minimes, St Airy et St Vannes).

Cet espace fut plus tard aménagé en parking, et depuis 5 ans, ce quai est devenu un vaste espace piéton et un port de plaisance. C'est là que se déroulent chaque année la fête de la Musique, le Festival Musique et Terrasse, le bal du 14 juillet et le feu d'artifice, la remise des clés de la ville à St Nicolas, et bien sûr une grande partie du Carnaval Vénitien. Bref, c'est un peu le coeur de la ville de Verdun.

Depuis le quai de Londres, vous pouvez voir le Monument aux enfants de Verdun morts pour la France ainsi que le Mess des Officiers et le pavillon Japiot, construit en 1909 par l'Architecte Chenevier, qui abrite aujourd'hui l'Office du Tourisme de Verdun.

Installez-vous confortablement sur votre transat pour lire les deux articles ci-dessous et retrouvez-moi sur le pont Legay pour que je vous raconte l'histoire de la femme du roi d'Ostrasie...

Articles connexes :
Repost 0
6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 14:05
Verdun aux JOAvis à tous les passionnés d'aviron : le Cercle nautique verdunois organise une retransmission de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques dans ses locaux le vendredi 8 août à partir de 13h45.

Pour plus d'info rendez-vous sur le site du CNV.

Article connexe :
Repost 0
Published by Bertaga - dans Les événements
commenter cet article
5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 07:00
La tour ChausséeNous arrivons à la troisième étape de notre périple verdunois, et pas des moindres : la Tour Chaussée.

Construite au moyen-âge (en 1380) par Jean Wautrec, un riche drapier et magistrat qui financera également les voûtes gothiques de la cathédrale, elle tire son nom de la route qui passait par là au XIIe siècle.

Comme Jeannot (Jean Wautrec) voulait se la péter devant ses copains, il prit pour modèle la Bastille de Paris et fit en sorte que sa tour soit plus belle et plus haute que les 30 autres tours déjà existantes à Verdun. Et voilà comment on se retrouva avec une tour de trois étages au dessus de la cave, équipée d'un toit terrasse avec couronnement à créneaux et à mâchicoulis, et des murs d'1m75 d'épaisseur à la base.

La tour était vachement solide mais en 1690, la partie gauche fut reconstruite suite à un affaissement. C'est de cette époque que datent l'arcade de plein cintre et le fronton d'Ordre Toscan côté pont. Si on fait abstraction de ces deux retouches, tout le reste est resté 100% médiéval.

On peut également noter que la Tour sert d'emblème à des insignes militaires en France (Médaille commémorative de la bataille de Verdun) et aux USA (hommage à Jean Désandrouin, né à Verdun en 1729 et Commandant du corps expéditionnaire français pendant la guerre d'indépendance de l'Amérique).

Allez ! Lisez vite les articles ci-dessous et rejoignez-moi sur le quai de Londres...

Articles connexes :
Repost 0
3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 07:00
La chapelle St Nicolas de VerdunAprès 100 mètres de marche nous voilà donc devant la façade fraîchement rénovée de la Chapelle St Nicolas, dite Buvignier.

Cette halte est l'occasion idéale pour évoquer trois individus que nous recroiserons à plusieurs reprises lors de ce périple verdunois. Le premier est l'Evêque Nicolas Psaume qui fonde le collège des jésuites en 1570. Le second est Charles François d'Hallencourt, sous l'épiscopat duquel furent construit la Chapelle (de 1731 à 1735) et le Palais épiscopal (Centre Mondial de la Paix). Le troisième, enfin, est l'architecte Chenevier qui reconstruisit le collège Buvignier en 1890, et à qui l'on doit également d'autres prestigieux bâtiments à Verdun (Théâtre, Pavillon Japiot, Chapelle St Joseph, etc.)

La préparation de cette visite guidée m'aura permis de découvrir un peu mieux la chapelle dont l’architecture et le décor témoignent de deux influences majeures. Il s’agit d’abord de celle de la tradition lorraine des églises-halles, où le volume intérieur est amplifié et unifié par des nefs latérales de même hauteur que la nef centrale et par de hautes baies.

La seconde influence provient de l’architecture religieuse du 17e siècle, au cours duquel les Jésuites ont généralisé une ordonnance classique et des décors abondants. En témoignent les colonnes à l’antique supportant la voûte et les pilastres (piliers incrustés dans un mur) en façade, coiffés de chapiteaux ioniques ornés de motifs végétaux (style que l'on retrouve à l'acropole d'Athènes et sur certains monuments romains).

Pour le reste, je vous invite à (re)lire les quelques articles de ce blog qui parlent de la Chapelle, du Collège et de toute la petite famille Buvignier. Et hop ! En route pour la Tour Chaussée...

Articles connexes :
Repost 0
1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 07:00
Le monument à la victoire et aux soldats de VerdunNous allons profiter du mois d'août pour faire ensemble une petite visite guidée du centre ville de Verdun. Il s'agit d'un circuit d'environ deux heures que j'avais proposé aux costumés du carnaval vénitien en avril 2008 et que j'ai retranscrit ici en quinze articles.

Le point de rendez-vous avait été fixé au pied du Monument à la Victoire et aux Soldats de Verdun (Google Maps), nous allons donc, très logiquement, commencer par évoquer ce lieu. Mais, en préliminaire de cette visite, il est intéressant de noter que ce monument est pratiquement le seul qui ait un lien direct avec la Première Guerre mondiale. Dans les épisodes suivants nous pourrons donc nous concentrer sur les autres périodes de l'histoire verdunoise.

J'enfile mon chapeau de guide touristique et... hop ! C'est parti...

Un bref rappel historique sur la Grande Guerre (9 millions de morts, 6 millions d'invalides, 31 millions de blessés, du 4 août 1914 au 11 novembre 1918), un non moins rapide résumé de la bataille de Verdun (du 21 février 1916 au 19 décembre 1916, 20 millions d'obus, 100 victimes/h pendant 300 jours 24h/24, tout cela pour quelques kilomètres carrés d'une terre devenue morte et sans vie), et nous en venons à ce monument dont la première pierre fut posée le 23 juin 1920, et qui fut inauguré le 23 juin 1929 (le 23 juin étant la date retenue pour célébrer la bataille de Verdun).

Après un petit clin d'oeil à Lazarre Ponticelli qui venait de décéder, et quelques anecdotes que vous retrouverez dans les articles en lien ci-dessous, nous partons enfin en direction de la Chapelle Buvignier en empruntant la rue Mazel...

Articles connexes :
Repost 0
28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 07:00
8 rameurs verdunoisSi vous ne vivez ni sur la planète mars ni dans une grotte perdue au fin fond de la forêt meusienne vous savez sans doute que d'ici quelques jours seront officiellement ouverts les jeux de la XXIXe Olympiade à Beijing, plus communément appelés Jeux Olympiques de Pékin 2008.

La cérémonie d'ouverture commencera à 8 heures 8 minutes 8 secondes du soir, heure locale, le 8 août 2008 (08-08-08 08:08:08). Il sera alors 2h08 du matin à Verdun et nous serons tous rivés sur nos tubes cathodiques et nos écrans plasmas pour tenter d'apercevoir les trois champions du Cercle Nautique Verdunois qui défileront en pensant à l'exploit qu'ils auront à accomplir : ramener une médaille olympique à la maison.

Il faut dire que cette médaille serait la consécration ultime pour le club d'aviron verdunois puisque tous les autres titres lui ont déjà été attribués au cours de ses 120 années d'existence.

Les séniors du CNVUne pensée donc pour ces sportifs amateurs, Laurent Cadot (deux sans barreur), Germain Chardin et Benjamin Rondeau (quatre de pointe sans barreur), ainsi que pour leur entraîneur Yannick Schulte qui participa en son temps aux Jeux Olympiques de Barcelone.

Et puis, pour donner du courage à nos athlètes verdunois, signalons juste que le porte drapeau de la délégation française pratique un sport nautique cousin de l'aviron, le canoë-kayak. Ok ! ok ! Le canoëiste rame à l'envers, mais il est tellement rare d'avoir un porte drapeau pratiquant ces disciplines que cela méritait d'être souligné (le dernier remonte aux JO de Londres en 1948).

Croisons les doigts et espérons que cette neuvième participation du CNV aux Jeux Olympiques sera la bonne.

Et comme le soutien aux sportifs verdunois ne doit pas nous empêcher d'avoir un regard critique sur l'organisation de ces jeux, voici un petit lien vers le site de RSF.

Articles connexes :

Repost 0
Published by Bertaga - dans Les événements
commenter cet article
26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 07:00
Le Vent des ForêtsComme cela nous avait beaucoup plu l'année dernière, nous sommes retournés parcourir les sentiers du Vent des Forêts pour chercher de nouvelles oeuvres d'art contemporain.

Nous avons tout d'abord parcouru la petite boucle d'une heure (en bleu sur cette carte) autour de laquelle étaient parsemées une dizaine d'oeuvres réalisées en 2007 sur le thème "(dé) camper".

Puis nous sommes allés faire un tour du côté du ruisseau de Marcolieu, à la recherche d'une des oeuvres réalisées pour la saison 2008 du Vent des Forêts.

Le Vent ForêtsCe que nous avons découvert au bout du chemin était carrément hors norme par rapport aux autres oeuvres vues jusque là. Il s'agissait de... euh... et bien... comment dire... un volume conçu à partir de 300 m² de toile blanche, suspendu à quelques mètres du sol. L'auteur de cette réalisation est Sébastien Rinckel, un architecte versaillais, qui n'en n'est visiblement pas à son coup d'essai.

Comme je commence à avoir quelques photos du Vent des Forêts, j'ai rangé tout cela dans un album. Et si vous n'en avez pas assez, filez tout de suite après sur le blog de Casy qui a, elle aussi, publié quelques clichés ici, et .

Et comme toutes ces photos ne représentent qu'une petite fraction de ce que vous pourrez découvrir sur place, voici le programme complet des animations du Vent des Forêts pour 2008.

Bonne balade...

Article connexe :
Repost 0
Published by Bertaga - dans En Meuse
commenter cet article
25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 07:00
Memorial de VerdunCela faisait quelques temps déjà que nous n'étions pas retournés sur le champs de bataille. Il faut dire que nous avions été un peu déçu lors de nos visites de certains "hauts lieux du tourisme de mémoire". Entre le mythe de la tranchée de baïonnettes, le petit train de la citadelle souterraine de Verdun et le traitement religieusement moral du conflit à l'Ossuaire de Douaumont, le "tourisme de mémoire" ne laissait que peu de place... à l'Histoire.

Nous fûmes toutefois attiré au Memorial de Verdun par une affiche annonçant une exposition intitulée "De l'icône à la caricature - La représentation des personnalités pendant le 1er conflit mondial". Cette exposition temporaire prenant fin le 15 novembre 2008, nous avons décidé d'aller rapidement la visiter.

Et là, je dois dire que nous n'avons pas été déçu puisque le Mémorial traite bien de l'Histoire de la bataille de Verdun.

Memorial de VerdunNous avons juste eu une petite crainte dans les premiers mètres de la visite puisqu'il n'y était question que d'armes et de fiches techniques (Savez-vous que le 90 mm de Bange, modèle 1877, dont la portée est de 9 km, a un canon de 1,80 m, un poids de 1,2 tonnes, et qu'il tire un à deux obus à mitraille 1883 de 8,7 kg  avec une vitesse initiale de 455 m/s ?).

Ensuite, les panneaux se font plus nombreux, et j'imagine que leur lecture intégrale demande plusieurs heures de visite. Mais cela est nécessaire pour comprendre comment, par le jeux des alliances, toute l'Europe a pu sombrer dans le chaos. On découvre le matériel de l'époque, les innovations en matière d'armement et de défense (fini les pantalons rouge garance, bonjour le bleu horizon), les gaz de combat, les tactiques militaires parfois foireuses, le nécessaire travail des femmes, les indispensables progrès de la médecine face aux nouveaux types de blessures, l'artisanat des tranchées, etc.

Memorial de VerdunLa visite se poursuit par la projection d'un film d'environ une demi-heure, plutôt bien fait (si ce n'est un petit bémol dans la dernière minute), parsemé de citations  de quelques écrivains français et allemands ayant participé à la Grande Guerre, comme Guillaume Apollinaire.

On arrive enfin à l'exposition temporaire sur l'usage des caricatures pendant la Première Guerre mondiale, mode d'expression privilégié pour dénigrer l'adversaire et moyen de désinformation et de subversion particulièrement efficace pour les états soucieux de contrôler et de censurer la presse.

Au final, on sort de là content d'avoir appris des choses et c'est très bien.

Articles connexes :

Repost 0
Published by Bertaga - dans En Meuse
commenter cet article
21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 07:00
Tombeau de René de Châlons, Prince d'Orange (1554)Il y a maintenant près de trois mois j'avais écrit un article sur l'oeuvre de Ligier Richier représentant le squelette de René de Châlons en l'église St Etienne de Bar-le-Duc. A cette occasion j'avais évoqué une vieille carte postale qui traînait à la maison quand j'étais gamin.

Et bien figurez-vous qu'en passant chez mes parents l'autre jour j'ai retrouvé cette carte postale entourée de quelques livres qui traînent encore sur les étagères de ce qui fut ma chambre.v

La carte est datée du 13 octobre 1933, le cachet de la poste faisant foi. A cette époque l'église St Etienne s'appelait encore Eglise St Pierre, c'est pourquoi on peut lire au dos :

Bar-le-Duc - Eglise Saint-Pierre - Tombeau de René de Châlons, Prince d'Orange (1554). Oeuvre de Ligier Richier - Louise de Lorraine, son épouse, le fit élever en mémoire et comme symbole de son amour. Le coeur de René de Châlons avait été mis dans un étui de vermeil et placé dans sa main gauche.

C'est marrant mais moi, quand je suis en vacances, j'envoie plutôt un paysage bucolique qu'un corps en putréfaction, fut-il en pierre. Et vous, auriez-vous envoyé une carte postale comme celle-ci ?

Article connexe :
Repost 0
Published by Bertaga - dans En Meuse
commenter cet article

Philippe Burlet

Un artiste verdunois qui roule des mécaniques

image1

Catégories