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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 07:00
La porte châtelNous voilà donc au point culminant de la ville de Verdun (228 m) : la porte Châtel, également appelée Porte de Champagne car c'est par là que l'on passait pour se rendre... en Champagne.

On retrouve les traces d'une porte à cet endroit à l'époque gallo-romaine, mais celle que nous pouvons voir aujourd'hui date du XIIe siècle. Elle fut juste un peu retouchée par Vauban au XVIIe siècle.

Si vous faites le tour de la porte vous verrez qu'elle est équipée de mâchicoulis, ce qui est très pratique pour balancer des cailloux et de l'eau bouillante sur les visiteurs indésirables.

Notons que c'est seulement après la première guerre mondiale qu'on a décidé de ne pas reconstruire les maisons attenantes et d'ouvrir un passage à la circulation juste à côté.

Vous allez maintenant pouvoir souffler un peu puisque nous n'avons plus qu'à redescendre pour rejoindre notre point de départ. Sur la route, n'oubliez pas de jeter un coup d'oeil à la Chapelle Saint Joseph. Prochain arrêt : la maison du pape Jules II.

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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 07:00
Le Palais Episcopal de VerdunSi vous avez suivi la visite guidée de Verdun depuis le début, vous vous souvenez que le palais épiscopal a été construit sous l'épiscopat de Charles François d'Hallencourt, en 1725.

L'architecte Robert De COTTE, à qui l'on doit ce palais, est également, le décorateur du coeur de Notre-Dame, le concepteur de la chapelle du château de Versailles, des palais épiscopaux de Châlons et Strasbourg, mais aussi de beaucoup d'hôtels, de Fontaines et de Châteaux en France, en Bavière et en Italie.

Bien que De Cotte soit un des créateurs du style rocaille, autrement dit Rococo, le Palais épiscopal de Verdun garde des lignes épurées et une décoration intérieure suffisamment sobre pour héberger des évêques.

En 1906, à l'occasion de la loi de séparation de l'Église et de l'État, l'évêque est expulsé du palais qui reste inoccupé jusqu'en 1910. La Grande Guerre y occasionne ensuite des dégâts matériels importants. Classé monument historique en 1920, il fait alors l'objet d'une grande restauration qui se termine en 1935.

C'est à cette date, et pour la première fois depuis près de 30 ans, qu'un évêque réintègre le palais épiscopal, grâce à un bail de location très favorable. Monseigneur Ginisty se voit ainsi récompensé pour ses oeuvres en faveur des soldats de la Première Guerre Mondiale (Ossuaire de Douaumont), et permet de redonner à la prestigieuse demeure épiscopale sa fonction d'origine. Ses successeurs l'occupent sans interruption jusqu'en 1993, date à laquelle Monseigneur Herriot accepte de rejoindre l'Hôtel d'Anglemont, situé face à la cathédrale, pour permettre l'installation du Centre Mondial de la Paix.

A noter que, depuis quelques semaines le nouveau directeur du Centre Mondial de la Paix a ouvert les jardins du Palais au public.

Allez ! Encore un petit effort, on est presque au point culminant de la ville...

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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 07:00
La cathédrale de Verdun vue du cloîtreNous voilà donc devant un monument qui a fêté son millénaire en 1990. Comme j'avais déjà décrit les lieux dans plusieurs articles dont vous trouverez les liens ci-dessous, je vais me concentrer sur l'histoire du lieu.

C'est en 330 (époque mérovingienne) que Saint Saintin évangélise la région et construit une première église à l'emplacement de la tour Saint Vannes au dessus de la Citadelle (Google Maps).

En 457 Saint Pulchrone bâtit une cathédrale à l'intérieur des remparts, pour qu'elle soit protégée des envahisseurs (il faut dire qu'Attila a tout saccagé 4 ans plus tôt !).

En 990, sous le règne d'Hugues Capet, l'Evêque Heimon construit la cathédrale actuelle au même emplacement, mais avec quatre tours. Des petites modifications seront apportées au cours du temps mais c'est surtout le vendredi 2 avril 1755 que l'apparence de la cathédrale évoluera. C'est, en effet ,ce jour que la foudre s'abat sur la Cathédrale et met le feu à la toiture et aux tours.

C'est pourquoi, dès 1760, la Cathédrale est transformée à la mode « baroque » par Mgr de Nicolaï, évêque, et par le chanoine de Plaine (doyen du chapitre). De cette époque datent : l'orgue, les deux tours restantes, le baldaquin et toute la décoration baroque.

Pendant la guerre de 1914-1918, particulièrement en 1916 et 1917, la Cathédrale est endommagée par de nombreux obus. Elle sera restaurée intelligemment après-guerre par deux architectes, Mrs Ventre et Delangle, qui rénoveront, en particulier, la grande crypte Notre Dame avec ses chapiteaux modernes évoquant la vie religieuse ancienne et la guerre de 1914.

C'est enfin le 10 novembre 1935 que la Cathédrale est rendue entièrement au culte et ré-inaugurée

Je vous laisse visiter tout cela et je vous retrouve dans la cour du palais épiscopal dans trente minutes...

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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 07:02
De gauche à droite, Julien Desprès, Benjamin Rondeau, Germain Chardin et Dorian MorteletteOui, un grand bravo aux trois rameurs verdunois qui se sont dépensés sans compter aux jeux olympiques et qui nous ont fait vivre de grands moments d'émotion devant notre téléviseur.

Si Laurent Cadot a échoué de peu en deux sans barreur aux côté de Erwan Péron, originaire de Loire Atlantique, le club verdunois va tout de même pouvoir agrémenter sa collection de trophées d'une breloque olympique grâce à l'exploit de Benjamin Rondeau et Germain Chardin en quatre de pointe sans barreur (au centre sur la photo de 20minutes.fr).

Avec leurs co-équipiers, Julien Desprès et Dorian Mortelette, il ont en effet décroché la troisième place de la finale et raméneront donc du bronze à la maison.

Je ne sais pas pourquoi mais je crois bien que l'anniversaire des 120 ans du club verdunois au mois de septembre va avoir comme un air de fête :)

Hip Hip Hip...

Lien externe :
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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 07:00
Les Gros DegrésMonter les 79 marches des Gros Degrés c'est un peu comme remonter le temps (Google Maps).

En arrivant en haut des marches, et après avoir observé avec attention la vierge et la rampe dont je vous parlais dans cet article, on entre dans ce qui constituait l'enceinte de la ville de Verdun à l'époque gallo-romaine. Au regard de la taille de cette enceinte, 500 m x 250 m, on devrait même parler de camps retranché plutôt que de véritable ville.

A cette époque on pouvait entrer dans la ville par deux portes : la porte Mazel aujourd'hui disparue (qui donnait sur la rue Mazel au niveau de la rue des petits degrés), et la porte Châtel que nous verrons tout à l'heure.

Profitons que nous sommes à l'époque gallo-romaine pour évoquer l'origine du nom "Verdun". Il proviendrait du gaulois Virodunum, de "vir" la rivière, et "dunum" la place forte. Verdun était donc la place forte qui surveille le passage d'une rivière.

Hop hop hop ! On ne s'arrête pas dans les escaliers ! Un peu de nerf ! On trotte jusqu'à la cathédrale...

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 07:00
Un gentil jeune homme m'a adressé un message électronique pour savoir si je pouvais annoncer un événement sur mon blog.

Comme cet événement se passe en Meuse, que j'adore le ska, le funk, et le Rockabilly, que je suis un grand amateur de farfadets et de mirabelles et que je suis le plus gentil du monde, voici une pub gratuite pour le festival des Boulettes d'Or qui se tiendra le 23 août à Hannonville-sous-les-Côtes.

Mais bon... comme je suis fainéant et en vacances, je me contente de faire un copier/coller du mail que j'ai reçu (voir ci-dessous).

Perso, la programmation me tente bien et je crois que ça va nous occuper une bonne petite soirée musicale au pays des mirabelles.

Et surtout, n'hésitez pas à cliquez sur l'image si vous n'arrivez pas à lire les petits caractères.

L'association des Farfadets Frappadingues est heureuse de vous annoncer la tenue de la 6ème édition de son festival estival : Les Boulettes d'Or

Cette année encore, nous vous ferons découvrir des artistes locaux, régionaux et nationaux, venus sous les côtes de Meuse fêter avec vous la récolte de ce fruit si singulier et cher à nos coeurs qu'est la mirabelle.

Une programmation à la hauteur de vos espérance et de vos goûts sera proposée ce soir-là. Les concerts alterneront entre une grande scène et un chapiteau de cirque afin de ne laisser aucun répit à vos émotions:
Sur place, vous trouverez bien entendu de quoi vous restaurer et vous abreuver à votre convenance. Un camping gratuit sera libre d'accès pour les festivaliers, au milieu des vergers de mirabelliers.

Pour cette soirée magique, la tête sous la voûte étoilée, les yeux noyés de lumières scéniques, les oreilles bercées par les mélodies de nos artiste et le coeur chatouillé par les basses, le prix d'entrée est fixé à 8€.

Au plaisir de vous voir au soir du 23 août.

Infos supplémentaires : Festival en plein air/ Buvette + restauration / Camping gratuit
Contact : marpaut[at]yahoo.fr
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Published by Bertaga - dans En Meuse
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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 07:00
Henri II devant le marché couvert de VerdunAprès un rapide coup d'oeil au superbe marché couvert construit à partir de 1851 par l'architecte de la ville de Verdun, Cauyette, nous contournons le bâtiment et allons faire une petite pause devant le buste d'Henri II, l'occasion de présenter le blason de la ville et de faire un point d'Histoire.

Le blason, que l'on a déjà pu observer à plusieurs reprises lors de cette visite guidée de Verdun, date du moyen-âge et représente symboliquement la ville fortifiée entourée d'une muraille garnie de tours et de portes, au milieu de laquelle trône la cathédrale.

Intéressons-nous maintenant à l'Histoire pour comprendre comment le traité de Verdun de 843 dessina les contours de l'Europe actuelle et comment Verdun se retrouva rattachée à la France grâce à Henri II.

Le traité de 843Le traité de 843 est considéré par les historiens comme l’un des plus importants de l’histoire européenne. En effet, il consacre la partition de l’empire de Charlemagne, en trois unités distinctes qui donnent naissance à l’ouest à la future France et à l’est à la future Allemagne. La large bande de terre située au centre et qui relie la Mer du Nord à la Méditerranée connaîtra une rapide décomposition en plusieurs territoires : la question de la frontière entre France et Allemagne est posée pour un millénaire.

Louis le Pieux (ou le Débonnaire) succède à Charlemagne, son père, en 814. Il ne parvient pas à maintenir l’unité du vaste empire, que trois de ses fils se disputent déjà de son vivant. A sa mort, en 840, Lothaire l’aîné revendique la succession sans partage, mais ses deux frères Charles le Chauve et Louis (dit plus tard le Germanique) réclament une part de l’héritage et font alliance. En 841 à la bataille de Fontenoy (à côté d’Auxerre), les deux frères remportent une victoire décisive sur l’armée de Lothaire. Et en 842, par le serment de Strasbourg, ils scellent leur union et obligent Lothaire à négocier le partage de l’empire.

Les contours de ce partage seront dessinés à Verdun en 843. Charles se voit attribuer la Francie occidentale (France) et Louis la Francie Orientale (Germanie). Lothaire obtient la Francie médiane (Lotharingie d’où la Lorraine tire son nom).

Mais les guerres reprennent 3 ans plus tard, et la Lotharingie va rapidement se disloquer sous la pression de la France et de l'empire germanique qui ne cessent de livrer bataille pour se l'approprier.

Finalement, Verdun va rester sous la coupe de l'Empire Germanique pendant plusieurs siècles jusqu'à ce qu'Henri II, roi de France, entre le 12 juin 1552 dans Verdun qui n’oppose pas de résistance.

Le roi de France ne reste que quelques heures dans la cité épiscopale mais laisse en demeure une garnison de trois cents hommes. C’est le début d’un processus qui conduira au rattachement définitif de Verdun à la France, entériné en 1648 par le traité de Westphalie.

Après cette longue pause, on va grimper par les Gros Degrés pour rejoindre la cathédrale et, accessoirement, pour avoir de bons cuissots bien fermes...

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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 07:00
L'Eglise Saint SauveurAprès avoir de nouveau franchi la Meuse, ce qui nous a permis de découvrir la promenade de la digue et d'admirer le théâtre sous un autre angle, nous arrivons devant l'église Saint Sauveur (Google maps).

Comme j'ai déjà raconté en long et en large dans cet article ce qu'il y avait à savoir sur cette église du XXe siècle, je vais simplement m'attarder sur la statue de Saint Nicolas qui se trouve à droite de l'entrée.

La statue représente le Saint lorrain avec, comme c'est souvent le cas, un saloir contenant trois enfants à ses pieds. On retrouve là l'illustration de la chanson populaire selon laquelle Saint Nicolas aurait ressuscité trois enfants qui avaient été tués par un méchant boucher (les bouchers sont souvent méchants dans les histoires).

Là où cela devient intéressant c'est que la légende des trois enfants est née d'une erreur d'interprétation d'un vitrail représentant un miracle du saint. Il s'agirait, selon les historiens, d'une scène représentant saint Nicolas sauvant trois chevaliers suppliant son aide au sommet d'une tour. Saint Nicolas est le personnage principal de la scène, et comme souvent au Moyen Âge, il n'est pas représenté à l'échelle, mais en beaucoup plus grand pour montrer son importance. C'est ce détail qui aurait ouvert la voie à une mauvaise interprétation ; et les trois chevaliers au sommet d'une tour sont devenus trois enfants dans un baquet.

Hop ! En route pour le marché couvert ! Et n'oubliez pas de jeter un coup d'oeil au temple protestant en passant...

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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 07:00
L'Hôtel de VilleNous voilà donc rendu à l'Hôtel de Ville.

Si l'on entre dans la cour intérieure, on peut apercevoir deux dates inscrites au fronton sous le campanile. La première date, 1623, marque l’achèvement de la construction du bâtiment de style Louis XIII, commencée en 1615 pour le compte d’un fermier général, entrepreneur des poudres, Nicolas Japin.

L’autre date rappelle qu’un incendie endommagea fortement l’édifice le 12 septembre 1894 et que les travaux de reconstruction se terminèrent en 1898.

Une tradition, couramment acceptée dans Verdun, veut que ce palais ait été destiné à la reine Marie de Médicis (épouse d'Henri IV et mère de Louis XIII). Je vous invite à (re)lire l'article que j'avais écrit à ce sujet si vous voulez découvrir la vérité.

Puisque nous sommes toujours dans la cour, j'en profite pour vous présenter la Marie, le Barbu, la Livie et le Berceau, les quatre canons d’honneur qui ont été offerts par le gouvernement français à la Ville de Verdun le 23 novembre 1873 pour rappeler la bravoure des Verdunois pendant les 81 jours de siège en 1870.

Avant de poursuivre notre visite en direction de l'Eglise Saint Sauveur, je vous laisse quelques minutes pour visiter les lieux qui abritent un musée de la guerre, avec la Salle des Décorations où sont exposées les 26 médailles de la ville la plus décorée de France, le Salon des Livres d’Or des Médailles de Verdun et les croix de guerre décernées aux villages détruits de la zone rouge qui n’ont jamais été reconstruits.

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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 07:00
François ChevertAu bout du pont Legay se trouve la place Chevert au milieu de laquelle trône François Chevert (certains l'appellent, par erreur, François de Chevert mais il n'était pas noble pour un sou).

La statue, dressée à Verdun sous Louis-Philippe en 1837, est l'oeuvre de Henri Lemaire à qui l'on doit également le relief « Le Jugement dernier » sur le fronton de l'église de la Madeleine à Paris.

Né à Verdun le 2 février 1698, François Chevert a gagné toutes ses batailles sauf une (la bataille de Mehr), et il a gravi tous les échelons militaires sauf un, celui de Maréchal de France.

C'est pour cela que l'on peut lire sur le socle de la statue : "Le seul titre de Maréchal de France a manqué non pas à sa gloire, mais à l’exemple de ceux qui le prendront pour modèle".

Depuis la place Chevert, en vous retournant en direction du pont Legay, vous pourrez admirer le Théâtre dont je vous avais parlé dans cet article.

Allez ! On prend du retard ! On accélère le pas jusqu'à l'Hôtel de Ville...

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Philippe Burlet

Un artiste verdunois qui roule des mécaniques

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