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Dimanche 13 juillet 2008
L'Abbaye d'OrvalAttention... Top ! Je suis grande, je suis vieille, je suis belge, je fais ding-dong toutes les demi-heures, je sens la bière et le fromage, je suis, je suis... l'abbaye d'Orval !

Pour être un peu plus sérieux, c'est en 1070 que des moines bénédictins venus d'Italie s'installent dans le Val d'Or grâce au comte de Chiny, seigneur du lieu. Dans ce petit coin de verdure situé à la frontière franco-belge, ils construisent une première église, puis sont bientôt remplacés par des moines cisterciens envoyés par Saint Bernard en 1132.

L'abbaye cistercienne sera remaniée à maintes reprises pour cause d'incendies et autres petites broutilles historiques. Et ce sont finalement les méchants révolutionnaires qui détruiront tout cela en 1793.

Abbaye d'OrvalPour le plus grand bonheur des religieux, des amateurs de fromages, et des buveurs de bières, une nouvelle abbaye sera érigée par des moines trappistes à partir de 1926 sous l'impulsion du Père Marie-Albert van der Cruissen.

Aujourd'hui nous pouvons donc visiter les ruines de l'ancienne abbaye, mais aussi une petite partie des nouveaux bâtiments, dont un musée aménagé dans les immenses sous-sols de l'église. On peut ainsi découvrir l'histoire de ce lieu, mais aussi la légende liée à sa fondation ; il y est question d'un anneau nuptial en or que la comtesse Mathilde de Toscanne avait perdu dans la source qui coulait là et qu'une gentille truite remonta à la surface suite aux prières qu'elle adressa à Dieu. Pas ingrate pour un sou, Mathilde s'écria : "Vraiment, c'est ici un val d'or !" et elle décida d'y fonder un monastère.

Aujourd'hui, la fontaine Mathilde coule toujours ; elle est vendu dans le restaurant qui se trouve à la sortie de l'abbaye,  et sert également à la fabrication de la bière d'Orval.

Les plus croyants d'entre-vous pourront prier avec les moines et même passer une semaine à se ressourcer dans le cadre silencieux de l'hôtellerie d'Orval.

Pour tout renseignement, rendez-vous sur le site de l'abbaye d'Orval.
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Mardi 20 mai 2008
La Chapelle SophieCet article me permet d'inaugurer une nouvelle catégorie qui regroupera les billets ne se rapportant ni à Verdun, ni à la Meuse. Pour faire simple cette catégorie répondra au nom de "Ailleurs". Et l'ailleurs qui nous intéresse aujourd'hui se situe à Reims, et plus précisément au Centre Culturel Saint Exupéry où nous sommes allés assister au vernissage d'une exposition intitulé "La chapelle Sophie".

Le concept de l'expo ? C'est très simple : la chapelle Sophie est un lieu de culte dédié à Sainte Sophie, dans lequel sont présentés, d'une part, la quête identitaire de la girafe Sophie et, d'autre part, les dix commandements du culte girafique.

Il faut avant tout comprendre que cette petite girafe de caoutchouc (créée par la société Vulli en 1961) n'a absolument pas conscience d'être une girafe. C'est donc avec stupeur qu'elle découvre sa propre définition dans un dictionnaire, puisqu'elle observe ses congénères du zoo de Berlin à la TV. De ces découvertes découle la prise de conscience de ce que l'artiste, Pierre Lesjean, nomme la Girafitude (dans le monde des humains cela doit correspondre à une notion intermédiaire entre l'Humanité et l'anthropocentrisme). Prise de conscience qui donne bien évidemment naissance à un culte mettant en scène un Dieu unique que les girafes créent à leur image (What else ?).

La quête identitaire de la giraphe SophieDans la suite de l'exposition nous découvrons alors "la force du verbe" ou, dit autrement, le Décalogue des girafes. Des girafes Sophie mettent ainsi en scènes ces dix commandements dont l'ordre peut surprendre ("Tu ne tueras point" n'arrive qu'en sixième position, loin derrière "Je suis l'Eternel ton Dieu").

Enfin, le vitrail au dessus de l'autel de la Girafitude rappelle le martyre de Sainte Sophie et de ses trois filles, démembrées, fouettées, disloquées, grillées, bouillies, j'en passe et des meilleurs.

Je laisse le mot de la fin à l'artiste : "je ne peux en effet m’empêcher de faire le parallèle entre la girafe Sophie et les martyres des premiers chrétiens car, tout en subissant les maltraitances corporelles des enfants, la girafe Sophie couine à peine, ne se plaint jamais et continue d’afficher un sourire béat en exprimant ainsi toute sa girafitude". Pierre Lesjean

PS : l'intégralité du Décalogue se trouve sur le blog de Casy
PS2 : Au fait, l'artiste c'est mon tonton alors vous z'avez intérêt à aller voir son expo !

Exposition du 16 au 31 mai 2008
au Centre Culturel saint Exupéry
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