Verdun

Verdun, nous y habitons depuis peu mais nous sommes déjà séduits. Nous cherchons donc à casser l'image plutôt négative de cette ville, réputée pour être froide et austère.

Verdun,
on y vient en reculant,
on la quitte en pleurant.

Mercredi 30 janvier 2008
Il a neigé sur VerdunQu'est-ce que celà signifie ? Tout simplement qu'il vient de rejoindre le cercle restreint des over-blogs dont le BlogRank dépasse régulièrement 75/100. En clair ça veut dire qu'il fait partie des mille blogs les plus populaires de la plateforme over-blog qui en contient... 700.000.

Youpi !!

Concrètement cela signifie principalement le doublement de l'espace de stockage, la liberté de créer des albums photos à volonté, ainsi que la possibilité d'intégrer (enfin) des scripts dans le code source des pages de ce blog.

Pour fêter cela, et pour vous remercier de nous être aussi fidèles, je vous offre une photo des premiers flocons de l'hiver qui viennent de tomber (avec parcimonie) sur Verdun. Et puisqu'une surprise ne vient jamais seule, je vous offre également une page météo qui vous donnera en permanence la météo de la Cité de la Paix.

Cette page est dorénavant accessible dans la colonne de gauche.

Encore merci à vous tous :)
publié dans : Divers par Bertaga
commentaires (8)    ajouter un commentaire
Vendredi 25 janvier 2008
undefinedPour changer un peu de la monographie Buvignier, voici une photo prise de la sortie sud de Verdun, au niveau des Veilleurs de la Paix.

Au premier plan sur la gauche on distingue le canal de l'Est, et au fond à droite la Meuse.

Comme on ne voit rien sur cette petite vignette, n'hésitez pas à cliquer sur l'image pour l'agrandir.bug_fck
publié dans : Les alentours par Bertaga
commentaires (3)    ajouter un commentaire
Jeudi 24 janvier 2008
Façade du collège Buvignier de VerdunC'est en l'année 1570 du calendrier julien que l'Evêque de Verdun Nicolas Psaume fonda le collège des jésuites qui deviendra 3 siècles et demi plus tard le collège Buvignier.

La chapelle fut construite bien après le collège, de 1731 à 1735, par un architecte jésuite nommé René Maugrain sous l'épiscopat de Charles François d'Hallencourt à qui l'on doit également le Palais épiscopal qui abrite aujourd'hui le Centre Mondial de la Paix. Reliée dès son origine au collège, elle était le lieu des offices des frères jésuites, et elle recueillit le tombeau du coeur de Nicolas Psaume jusqu'en 1990, date à laquelle il fut transféré dans la Cathédrale.

Après avoir subit les bombardements des deux guerres mondiales, la chapelle est aujourd'hui désacralisée et a été reconvertie en salle d'exposition.

Si vous souhaitez briller en société, vous pourrez également faire remarquer à vos convives lors de votre prochaine soirée de charité que, d'une part, contrairement à l'idée reçue il ne s'agit pas de la chapelle Buvignier mais de la chapelle Saint Nicolas, du nom de l'ancienne église liée à l'hôpital Saint Nicolas qui se trouvait à cet emplacement ; et d'autre part, que ce Saint Nicolas n'a bien évidement rien à voir avec Nicolas Psaume puisque ce dernier n'a jamais été béatifié.

Façade du collège Buvignier de VerdunPour en revenir au collège, il a été reconstruit en 1890 par l'architecte Chenevier (à la même époque que le Mess des Officiers et le Théâtre), et c'est en 1910 que la municipalité de Verdun décida de lui donner un nouveau nom. S'en suivit un débat interminable pour déterminer lequel des trois frères Buvignier était le plus méritant. Armand Buvignier était Maire de Verdun ! disaient les uns. Oui mais Isidore était Député de la Meuse ! répondaient les autres. Mais alors que dire de Charles qui fut Sénateur ? Insistaient les derniers.

Au final, il fut décidé que le collège porterait le nom de la famille Buvignier toute entière qui avait fait tant de bien à Verdun et à la République, et tout le monde fut content.

Pour l'anecdote, on peut enfin noter que de nombreuses personnalités sont passées par ce collège. Citons simplement Jules Bastien Lepage qui y donna ses premiers coups de pinceaux, et le père de Danielle Mitterrand qui y officia comme proviseur en 1924. Il doit y en avoir beaucoup d'autres mais je laisse le soin aux milliers d'anciens élèves qui ont fréquenté les bancs du collège Buvignier d'en dresser la liste ci-dessous...

Articles connexes :
publié dans : Les monuments par Bertaga
commentaires (6)    ajouter un commentaire
Mercredi 23 janvier 2008
Buste de Charles Buvignier Après Armand et Isidore, passons au troisième et dernier frère Buvignier : Charles Jean Victor (1823-1902) qui, contrairement à ce que pourrait laisser penser cette photo, avait des bras.

Comme son frère Isidore, il a eu une enfance malheureuse ; non pas à cause de ses petits camarades mais à cause de ses parents qui ont eu la mauvaise idée de le faire naître un 1er janvier, le privant ainsi de la célébration de son anniversaire confondu avec les festivités du nouvel an. Il se vengera sur ses propres enfants en mourant un 24 décembre. Rien de tel pour vous gâcher les repas de Noël sur 3 générations !

Tout comme ses frangins, Charles était un républicain de gauche et il participa à plusieurs journaux républicains très engagés (Journal de la Meuse, Patriote de la Meuse, Franc Parleur de la Meuse, Démocrate de la Meuse). Il fut sous-préfet de Montmédy de 1848 à 1849. Il dut ensuite s'exiler lors du coup d'état bonapartiste de 1851 et ne rentra en France qu'après l'amnistie. Avec la chute du Second Empire et l'avènement de la IIIe République il put enfin brider de nouveaux mandats électifs, et comme il était vachement balèze il fut élu quatre fois de suite à l'Assemblée Nationale et à la Chambre des Députés de 1881 à 1894 avant de finir sa vie comme Sénateur.

Parallèlement à ses activités politiques il était également, depuis 1847, correspondant pour la Société Philomathique de Verdun (oui, promis je vais vous en parler bientôt) pour laquelle il avait publié quelques notes de recherche archéologique et où il se présentait comme un historien des lépreux et des pestiférés.

Tout cela lui vaudra un monument commémoratif à Montmédy (qui n'a pas résisté aux assauts de la première guerre mondiale), ainsi qu'une rue à Verdun (parallèle à l'avenue de Miribel).

Et le collège dans tout ça ? Me direz-vous. Et bien, il y a bien un buste de Charles Buvignier à l'entrée du collège... mais, car il y a un mais, ce n'est pas ce bon vieux Charly qui a donné son nom à cet établissement scolaire. Les apparences sont parfois trompeuses...

Mais alors qui ? Le père des gaillards ? Un fils ? Un frère caché ? Une épouse ? Un usurpateur ? Vous le saurez bientôt en lisant la suite des aventures du collège Buvinier ;-)

Articles connexes :
publié dans : Histoire par Bertaga
commentaires (7)    ajouter un commentaire
Mardi 22 janvier 2008
Façade du collège Buvignier de VerdunComme promis hier, voici la fabuleuse histoire d'Isidore Buvignier...

Isidore (1812-1860), malgré un deuxième prénom ridicule qui lui vaudra les moqueries de ses petits camarades de classe (Eusèbe), fera lui aussi une carrière politique. La France se trouve dans une période charnière de l'Histoire puisque la Monarchie de Juillet, dirigée par Louis Philippe, vient de tomber sur les barricades républicaines de la révolution française de 1848. Isidore, alors avocat, force les autorités de Verdun à reconnaître la République. Il est nommé sous-commissaire du Gouvernement provisoire à Verdun puis élu Représentant du Peuple de la Meuse en 1848. Membre de l'assemblée constituante, il participera donc à la rédaction d'une nouvelle Constitution pour la IIe République encore balbutiante. Laissez moi maintenant vous conter comment il faillit entrer dans l'Histoire.

Dans cette période troublée de l'Histoire de France où l'on changeait de régime politique comme de chemise il n'était pas rare que les prisonniers politiques soient menacés de déportation voire d'exécution. Dans ces conditions l'article 5 du projet de constitution proposait que "la peine de mort [soit] abolie en matière politique". Isidore Buvignier proposa alors un amendement visant à supprimer les mots "en matière politique" ce qui aurait eu pour conséquence d'abolir la peine de mort également pour les crimes de droit commun. Cet amendement sera soutenu par une brochette de députés parmi lesquels Victor Hugo, Lamartine, Ledru-Rollin, Edgar Quinet, Carnot et Waldeck-Rousseau (excusez du peu !). Mais bon... comme vous vous en doutez, l'amendement sera rejeté et il faudra attendre 133 ans avant que le projet d'Isidore Buvignier se concrétise. Et les lauriers seront remis à Robert Badinter.

Isidore passa le reste de sa vie à lutter contre le retour au pouvoir de Louis Napoléon Bonaparte et fut naturellement condamné au bagne à Cayenne lorsque ce dernier réussit son coup d'état en 1851 et instaura le Second Empire. Isidore se réfugia alors en Belgique et mourru quelques années plus tard en France d'une maladie contractée en exile.

Franchement, je trouve que ce Buvignier là mériterait bien d'avoir son nom gravé au frontispice d'un collège. Mais c'est sans compter sur le troisième frère Buvignier, Charles, dont je vous raconterai la vie demain...

Articles connexes :
publié dans : Histoire par Bertaga
commentaires (5)    ajouter un commentaire

Nuit des musées

Musée de la Princerie
samedi 17 mai de 20h à 24h

Catégories

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus