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Jeudi 1 mars 2007
La Gargouille de la Chapelle de l'Hospice Ste CatherineLorsque l'on passe devant le 54 de la rue St Sauveur (Google Maps) et que l'on lève les yeux vers le ciel on peut apercevoir cette charmante gargouille (et sa soeur jumelle).

Cramponnées à une chapelle du 14e siècle elles ont vu passer les siècles et les transformations architecturales. Construite au 14e siècle, la chapelle de l'hospice Sainte Catherine fut modifiée à plusieurs reprises en 1672, 1739, 1753 puis au 19e siècle. Accolés à cette Chapelle, les bâtiments hospitaliers datent eux du 18e et du 19e et furent finalement agrandis au 20e siècle.

Vue la liste des oeuvres et mobiliers classés apparaissant dans la base de données du Ministère de la Culture, l'intérieur doit valoir le coup d'oeil. Outre le mobilier ancien, les nombreux tableaux et portraits, les collections de pots à pharmacie des 18e et 19e siècles, les croix, les dalle et plaques funéraires, les encensoir et autres objets de cultes, on peut découvrir une pièce murale représentant la Fable de Lafontaine "Le renard et la cigogne".

Il faudra que j'aille y faire un tour...

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Mardi 6 février 2007
La Porte ChausséeC'est un des monuments que l'on remarque en premier lorsque l'on arrive dans le centre ville.

Principale porte de la ville donnant sur le plus grand pont, la "Tour de la Chaussée" fut édifiée en style gothique vers 1380. C'était une des pièce maîtresse du Grand Rempart défensif de Verdun, composée de deux puissantes tours circulaires surmontées d'un parapet crénelé sur mâchicoulis (j'adore ce mot). La porte à herse de bois est constituée d'une arcade et d'un fronton classiques ajoutés en 1690. Prison militaire royale à partir de 1754 et s'ouvrant par un pont-levis aujourd'hui disparu, la porte donnait sur la rive droite de la Meuse et la route de Metz qui menait aux Champs de bataille.

De nos jours la Tour Chaussée abrite l'Association des Villes de France (permanences tous les mardis de 10h à 12h).

Elle profite en ce moment de quelques travaux de restauration au niveau de l'étanchéité du toit terrasse.

(Google Maps)

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Samedi 3 février 2007
Nécropole NationaleEn visitant la Citadelle souterraine on peut assister à une reconstitution de la cérémonie de désignation du soldat inconnu parmi huit  cercueils alignés. On sait tous où se trouve LE soldat inconnu, mais que sont devenu les sept autres ?  J'ai résolu ce mystère ce matin en lisant une plaque commémorative dans un cimetière de Verdun (Google Maps) :

"Ici reposent les sept soldats français inconnus venus de tout le front de bataille.

Le 9 novembre 1920 huit soldats français inconnus exhumés dans tous les secteurs du front en des endroits gardés secrets furent réunis à la citadelle de Verdun pour une glorieuse veillée funèbre.
Le 10 novembre en présence de M. Maginot, Ministre des pensions, l'un d'eux fut désigné par le sort pour recevoir à Paris, sous l'arc de Triomphe de l'Etoile, les honneurs suprêmes.
Les sept autres, confiés à la ville de Verdun, montent ici au pied du drapeau, leur dernière garde, se dressant en rempart devant la cité inviolée et faisant leur la devise du soldat de Verdun "On ne passe pas".

Passant salut bien bas
Ici repose peut-être ton père, ton fils, ton frère, ton ami, mort quelque part pour la France au cours de la Grande Guerre.

Le Souvenir Français"
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Samedi 3 février 2007
La Défense de RodinPour commémorer la défense héroïque de Paris contre l’envahisseur prussien en 1870-1871, la Préfecture de la Seine lance un concours en 1879 : le monument est destiné au rond-point de Courbevoie, situé dans la perspective de l’Arc de triomphe. Rodin, qui cherche alors à se faire connaître, prend part à ce concours.

Comme la plupart des autres projets (une centaine), il propose un groupe (c'est à dire une oeuvre composée de plusieurs sujets sur le même support) composé d’une figure allégorique et d’un guerrier. L’œuvre repose sur le contraste entre le dynamisme de la figure féminine jaillissant hors de la composition, ses deux bras aux poings serrés largement écartés et la bouche grande ouverte, et le rythme brisé du corps du guerrier représenté mourant, qui offre une transposition directe du Christ de la Pietà de Michel-Ange. Jugé trop révolutionnaire, ce groupe vibrant de violence fut écarté dès la première étape du concours.

Le groupe de Rodin allait finir par trouver une place. En effet, l’esprit de revanche qu’il proclamait s’imposa de nouveau avec la 1ère Guerre Mondiale, et le projet fut présenté en 1916 au comité néerlandais de la Ligue des pays neutres, qui voulait élever un monument commémoratif de la défense de Verdun. L’agrandissement au quadruple fut réalisé en 1917-1918, et le monument inauguré à Verdun le 1er août 1920.

Situé un temps près de la Porte St Paul, le monument se trouve aujourd'hui rue des Frères Boulhaut (Google Maps)
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Vendredi 26 janvier 2007
Le Monument de la Victoire _ VerdunEn plein centre ville de Verdun trône ce que certains nomment le "Goldorak". Il s'agit en fait du Monument "à la Victoire et aux soldats de Verdun". Il se trouve plus précisément au bout de la rue de la Victoire en haut d'un gigantesque escalier de 73 marches creusé dans l’ancien rempart (Google Maps).

Au sommet, une crypte se visite gratuitement. Elle conserve des livres d’or, des photos et coupures de journaux ainsi qu'un énorme fichier des combattants tombés sur les champs de bataille de Verdun et de ceux qui ont été décorés. Le gardien est là pour donner toutes les explications nécessaires et renseigner également sur les autres sites de Verdun. La crypte est surmontée d’un pylône supportant un impressionnant guerrier symbolisant la puissante défense de Verdun. Le tout est flanqué de deux canons russes pris sur le front allemand.

Tout ça a vraiment de la gueule.

C'est le projet de l'architecte Chesnay qui a été retenu par la municipalité de Verdun dans les années 20, et la statue du guerrier victorieux est due au sculpteur Jean Boucher. Et pour tout vous dire vous avez échappé à ça.

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