Verdun

Verdun, nous y habitons depuis peu mais nous sommes déjà séduits. Nous cherchons donc à casser l'image plutôt négative de cette ville, réputée pour être froide et austère.

Verdun,
on y vient en reculant,
on la quitte en pleurant.

Jeudi 28 février 2008
L'intérieur de la Chapelle Sainte CatherineVoici l'intérieur de la Chapelle Sainte Catherine de Verdun dont je vous parlais dans cet article.

Pour tout vous dire c'est carrément classieux : charpente en bois, vitraux, arcs gothiques, dorures, sculptures, peintures, etc. Tout cela vaut le détour.

La porte n'est pas souvent ouverte alors le mieux est peut-être de tenter votre chance les jours de messe.

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Samedi 23 février 2008
Cimetière militaire allemand de Saint Maurice-sous-les CôtesVoilà encore une énigme qui me turlupine depuis des lustres: pourquoi les croix des cimetières militaires allemands implantés en France sont-elles généralement noires ?

En fait cette interrogation nous est venue lorsque nous avons visité le cimetière allemand de Saint-Maurice-sous-les-Côtes (Google Maps).

Sur Internet les théories foisonnent.

La première explication voudrait que les allemands aient simplement choisi cette couleur car elle est pour eux symbole de deuil. De la même façon, ils ont choisi la façon dont étaient implantés les croix, ainsi que les différentes essences d'arbres et de plantes qui agrémentent ces cimetières. Ce dernier point est confirmé par la Convention Franco-Allemande de 1966 mais celle-ci ne fait nulle mention des couleurs des croix.

Une autre théorie prétend que, jusqu’en 1966, les cimetières allemands de la Grande Guerre étaient sous tutelle administrative française. Chaque tombe était alors matérialisée par une croix de bois recouverte d’une couche de bitume afin d’éviter le pourrissement. Les Allemands ont ensuite remplacé ces croix de bois par des croix en alliage fonte et aluminium mais en conservant l’aspect sombre d’origine.

La troisième explication, très répandue celle-là, affirme que cette couleur a été attribuée par les alliés au lendemain de la Première Guerre Mondiale afin de distinguer leurs tombes blanches et immaculées de celles des vaincus jugés responsables de la barbarie sans nom qui vient de s'achever. Certains pensent même que cette décision est inscrite dans le Traité de Versailles, mais si un chapitre est bien consacré aux sépultures dans ce texte il n'est toutefois fait aucune mention de ce détail colorimétrique (n'hésitez pas à lire le Traité de Versailles comme ça vous comprendrez pourquoi il y a eu une deuxième Guerre Mondiale).

Il est d'autant plus difficile de démêler le vrai du faux que l'on trouve des exceptions dans certains cimetières allemands implantés en France, avec parfois des croix en pierre, en grès ou en schiste.

La vérité emprunte sûrement un peu à chaque théorie. Une certaine liberté aurait été laissée pour l'agencement des cimetières militaires suivant les pratiques culturelles de chaque nationalité (disposition des tombes, orientation, indications, gestion des espaces verts...), mais un régime particulier aurait tout de même été imposé aux vaincus (tombes noires et absence de drapeau). Cette thèse serait d'autant plus crédible que le noir n'entrerait apparement pas dans la tradition mortuaire germanique (à l'arrière du front les sépultures militaires allemandes sont généralement surmontées de croix blanches).

Ce qui est sûr c'est que c'est l'Allemagne qui paie l'entretient de ces cimetières et nécropoles, par l'intermédiaire du Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge (volksbund pour les intimes) qui a pour mission de recenser, préserver et entretenir les tombes de soldats allemands à l'étranger.

Dernière précision, l'Etat français a accordé à l'Allemagne (plus précisément à la République Fédérale d'Allemagne de l'époque), la libre disposition des terrains sur lesquels sont implantés des nécropoles ou des cimetières militaires allemands, gratuitement et sans limitation de durée. Mais les terrains restent la propriété de l'Etat français.
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Mardi 19 février 2008
La butte-témoin de MontsecMontsec est un petit village de l'est meusien  principalement connu pour sa grosse butte au sommet de laquelle le Gouvernement américain fit ériger un mémorial à la gloire des 550 000 boys qui participèrent à l'offensive victorieuse de St Mihiel entre le 12 et le 16 septembre 1918 (Google Maps).

On parle également de la "butte-témoin" de Montsec, mais ce terme n'a rien à voir avec le superbe panorama dont on dispose à son sommet. L'expression butte-témoin est en fait un terme géologique qui désigne, grossièrement, un bout de roche dure qui a échappé à l'érosion pendant que les sédiments situés autour ont disparu pour laisser la place à une plaine. Cette butte n'ayant pas (ou peu) été altérée, elle constitue un "témoin" de l'évolution géologique.

La Butte-témoin de MontsecUne autre idée reçue voudrait que le petit bout de terre de 180 000 m² sur lequel a été construit le mémorial se trouve en territoire américain. En fait, si l'American Battle Monuments Commission a bien construit ce monument et est toujours chargée de son entretien et de sa surveillance (comme des dix autres monuments américains en France), le terrain appartient bien à l'Etat français, et plus précisément au Ministère des Anciens Combattants.

Le mémorial de Montsec, conçu en 1932 par l'architecte Egerton Swartwout, est constitué de 16 colonnes monumentales, réalisées en pierre d'Euville, qui entourent une carte sculptée en bronze de la région. Il fut repris par les allemands pendant la seconde guerre mondiale et légèrement endommagé par les bombardements alliés qui les délogèrent.

Rénové depuis, il offre aujourd'hui un des plus beau panorama qu'il vous sera donner d'admirer (voir vidéo ci-dessous), et pour vous rendre compte de la taille du monument regardez cette photo de Casy toute nue.

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Samedi 16 février 2008
Eglise de RegretRegret est un petit village, rataché administrativement à Verdun, et à proximité duquel passent chaque jour des milliers d'automobilistes qui empruntent la N3 reliant Verdun à la Voie Sacrée (Google Maps).

Et chacun de ces automobiliste aperçoit à chaque passage cette église, mais la vie est ainsi faite que jamais on ne s'arrête. Pourtant il est si facile de sortir de la nationale, ne serait-ce que deux minutes, afin d'observer ce monument d'un peu plus près.

Oh, elle n'est  pas bien grande et n'est pas non plus très originale. Mais dans le soleil couchant  elle mérite bien un regard...
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Vendredi 15 février 2008
Lycée Margueritte de VerdunProfitant de la journée portes ouvertes du 9 février, je me suis déguisé en petite souris afin de partir à la découverte du plus grand lycée de Meuse : le Lycée Jean-Auguste Margueritte de Verdun (Google maps).

En fait, le lycée Margueritte (Margot pour les intimes) est divisé en deux sites : le site Vauban dans lequel se trouve la galerie Diastole Systole et le "Groupe Technique Industriel", et le site Galland qui accueille les filières générales. En cette belle journée ensoleillée je m'étais plutôt dirigé vers la place Galland, attiré que j'étais par les vestiges de colonnades que l'on peut apercevoir des grilles extérieures.

Lycée Margueritte de VerdunPour ne rien vous cacher, j'ai rapidement enlevé mon costume de petite souris avec lequel j'avais un peu de mal à passer inaperçu, et je me suis dirigé vers ce qui semble être la partie la plus ancienne de l'établissement. Le site Internet du lycée Margueritte vous expliquera beaucoup mieux que moi l'histoire de ces bâtiments (ancien séminaire, congrégation notre Dame, vestiges de l'ancien couvent de chanoinesses, etc.) qui n'ont cessé d'évoluer au fil des années. c'est vrai qu'il en aura fait du chemin cet établissement, du collège de jeunes filles ouvert en 1907 jusqu'au lycée qui peut accueillir aujourd'hui les 1200 élèves du pôle Galland. En un siècle d'existence il aura connu de nombreux bouleversements : créé dans le contexte de la loi de 1905 de séparation de l'Eglise et de l'Etat, il traversera les deux guerres, puis les événements de mai 1968 pendant lesquels les enseignants et les agents du lycée bloquent les locaux afin de protester contre ce qui ressemble plus, il faut bien l'admettre, à une caserne qu'à une école.

Entre-temps, Georges Pompidou en personne viendra inauguré en 1963 la "Cité Technique" qui deviendra ensuite le lycée professionnel Vauban avant d'être définitvement rataché au lycée Margueritte sous le nom de "Groupe Technique Industriel" en 1989.

Lycée Margueritte de VerdunLes années 70 voient la disparition de la blouse obligatoire, l'autorisation des cheveux longs et des barbes, la création du foyer socio-éducatif, l'apparition de plusieurs fanzines et même de "Radio Margot" qui émet trois fois par semaine au réfectoire entre le 12 et 13 heures (mais qui a aujourd'hui disparu).

Voilà, j'arrive à la fin de ce petit article et je m'aperçois que je ne vous ai pas parlé de Jean-Auguste Margueritte et de sa petite famille. Disons que ce n'est que partie remise...

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Nuit des musées

Musée de la Princerie
samedi 17 mai de 20h à 24h

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