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Jeudi 10 janvier 2008
Vestige de la ligne stratégique à Sassey-sur-MeuseEn sortant de Dun-sur-Meuse en direction de Stenay j'avais remarqué, il y a quelques temps déjà, les vestiges de deux ponts perdus quelque part entre la route et la Meuse. C'est donc avec curiosité que nous sommes partis à leur découverte l'appareil photo en bandoulière (j'ai mis "en bandoulière" pour donner un côté baroudeur à notre épopée mais en vrais nos petits compacts étaient dans nos poches).

Le premier pont (que vous pouvez voir sur le blog Casy-Parfait) se situe sur la commune de Dun-sur-Meuse. Il en reste trois arches qui ne surplombent que des champs (sûrement inondés en période de crue). Ce qui reste de l'autre pont se trouve sur le territoire de Sassey-sur Meuse. On imagine facilement qu'une grande partie de cet ouvrage de béton a disparu entre ce que l'on voit sur cette photo et les quelques arches qui se trouvent encore un peu plus loin sur la droite (et que vous pouvez admirer sur une autre page du blog Casy-Parfait).

Mais en les voyant si majestueux dans la campagne on ne peut que se demander ce qu'ils font là (en tout cas c'est la question que je me pose). S'agissait-il de ponts routiers ? De voies de chemin de fer ? Ces ponts ont-ils été détruits ou n'ont-ils tout simplement jamais été achevés ? Après des jours de recherche sur Internet et quelques messages électroniques envoyés à droite et à gauche je peux enfin épancher votre soif de savoir.

Vestige du pont des 60m à Sassey sur MeuseCes ruines sont les vestiges de la ligne de chemin de fer dite "radiale stratégique" qui reliait Marcq-Saint-Juvin (08) à Barancourt (55). Bien qu'elle avait tout pour réussir (de belles courbes, des raccordements avec d'autres lignes, et surtout de nombreux ouvrages d'Art afin d'éviter les passages à niveau), elle n'a jamais rencontré le succès escompté. Certains diront que c'est la faute à pas d'chance mais il faut bien avouer que faire passer un train au milieu de nulle-part n'était pas forcément la panacée pour développer le trafic.

La construction de la ligne est décidée au début des années 20 et c'est en 1931 qu'est donné le premier coup de pioche. Il faudra ensuite attendre le 12 avril 1935 pour que le premier train empreinte le "pont des 60 mètres" (celui dont il ne reste plus qu'une pile au milieu de la Meuse). Mais ni touristes ni marchandises à l'horizon puisque seuls les trains militaires circuleront sur cette voie. A partir de septembre 1939 la ligne stratégique servira à acheminer le matériel nécessaire à la ligne Maginot puis, occupation oblige, elle sera entièrement démantelée par les méchants allemands qui souhaitent réutiliser le matériel de voie sur le front de l'Est.

Après la guerre, cette ligne, jugée inutile, ne sera jamais remise en état et finira par être déclassée par tronçons de 1951 à 1954. Il n'en subsiste aujourd'hui que quelques ruines, quelques courbes noires discontinues sur les cartes IGN, et de rares articles parus dans la revue "Terres Ardennaises" consultables au CRDP de Reims. L'un d'entre eux a un titre accrocheur : Une ligne mystérieuse, une ligne éphémère : la "ligne stratégique" : Marcq St-Juvin, Dun - Doulcon - Baroncourt.

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Lundi 7 janvier 2008
Chapelle Saint Nicolas de MaizeyS'il vous arrive d'emprunter la RD964 entre Verdun et St Mihiel vous aurez sans doute remarqué cette petite église (Googlemaps).

Il s'agit de la Chapelle St Nicolas qui se trouve sur le territoire de la commune de Maizey. Ce village, qui a pas mal souffert de la Première Guerre Mondiale, est cité pour la première fois en 973 (autant dire qu'il est vieux) et il abrite aujourd'hui à peu près 200 habitants ainsi qu'un des douze plus gros sites industriels de la Meuse, spécialisé dans le conditionnement des salades (d'où le titre ridicule de cet article).

A noter qu'une autre Chapelle se trouve également sur le territoire de la commune de Maizey en haut de la Côte Sainte-Marie. Par contre il vous faudra marcher pour la découvrir car elle n'est pas en bord de route... mais il doit y avoir une jolie vue sur la vallée de la Meuse de la-haut car elle se situe 100m plus haut que la chapelle St Nicolas !
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Samedi 5 janvier 2008
Les trois godelles de Patrick Hervelin à CommercyJe dois bien l'avouer : n'ayant encore jamais pris le temps de visiter Commercy, les seules lieux qui me viennent à l'esprit lorsqu'on me parle de cette ville sont : la boîte à madeleines et le drôle de rond point sur lequel trois vaches bleues regardent tourner les voitures d'un air effaré.

Je vous parlerai donc de la richesse du patrimoine commercien dans un prochain article (96 bâtiments dans la base Mérimée tout de même !) et je vais pour le moment me concentrer sur ces bovins en polyester stratifié.

Situées sur le rond point éponyme, Les trois godelles, puisque c'est leur nom, sont l'oeuvre de Patrick Hervelin, sculpteur lorrain né à Verdun en 1948. Plasticien auprès de plusieurs cabinets d’architecture et collectioneur de prix artistiques (Grand Prix Formes et Couleurs à Nancy, Prix Biennale l’Art de Fer à Commercy, Grand Prix de France d’Arts Plastiques à Paris, Grand Prix des métiers d’Art de la Meuse), Patrick HERVELIN travaille près des carrières de pierre de Lérouville en Meuse. Il pratique généralement la pierre et le bronze, le fer et le marbre.

Passionné de mythologie et inspiré par la nature, il est l’auteur de nombreuses œuvres monumentales et expose régulièrement en Lorraine, bien sûr, mais également un peu partout en France, en Europe et même aux USA. On raconte même que son Rhinocéros ornait le bureau de Bill Clinton.

Pour en revenir aux godelles (vaches en patois vosgien), celle de la photo mesure 2m de haut et les trois ensemble pèsent 150 kg. Elles prennent leur rôle à coeur et réussient, tant bien que mal, à se glisser entre les réverbères les drapeaux et les enseignes commerciales pour jouer avec l'objectif et faire ainsi briller l'aura de Commercy dans le Monde entier.

Bravo les vaches ! Et merci l'artiste !

  • PS : et n'hésitez pas à embarquer sur le radeau ivre de l'artiste.
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Mercredi 2 janvier 2008
Vestiges de l'église St Michel du village détrut de Ornes dans la MeuseLe vent humide et froid n'ayant aucun effet sur nos organismes, nous avons profité du jour de l'An pour aller errer dans la forêt domaniale de Verdun. Dans cette forêt de 12 400 ha créée par reboisement dans l'ancienne "zone rouge" on trouve bien évidemment des pins noirs et sylvestres, des épicéas, des sapins et des aulnes mais en cherchant on peut également trouver... des ruines.

Sur la photo vous pouvez voir celles de l'église de Ornes (Google Maps), construite en 1828 à la gloire de St Michel. Avec la Chapelle construite en 1932 et les quelques maisons récentes, ces vestiges sont tout ce qui reste de ce village détruit en 1916.

Ornes existait déjà en 1046, date à laquelle il dépendait de l'abbaye Saint-Maur de Verdun. C'était l'un des bourgs les plus important du coin, et son château féodal avait plutôt la classe si on en croit les seigneurs de l'époque. Il y eu même jusque 1316 habitants au milieu du XIXe siècle, et il y en avait toujours 718 en 1913, juste avant l'exode causé par la Première Guerre Mondiale... et la destruction complète du village.

En tout on compte neuf villages détruits dans les mêmes conditions en Meuse (et bien plus dans toute la France). Pour des raisons de mémoire, mais aussi à cause de la présence trop importante de munitions non-explosées et de sols bouleversés et pollués, six d'entre eux n'ont jamais été reconstruits. Ce n'est pas le cas d'Ornes qui compte aujourd'hui cinq maisons et... deux habitants (Source : INSEE).

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Vendredi 21 décembre 2007
Eoliennes de Nixéville-Blercourt et Les Souhesmes-Rampont près de VerdunJe vais encore vous embêter avec des éoliennes, mais pas longtemps. Juste pour vous dire que les six éoliennes de  Nixéville-Blercourt et les Souhesmes-Rampont dont je vous parlais dans cet article sont toutes érigées et que les raccordements réseau sont en cours.

Dès qu'elles auront passé les derniers tests et qu'elles seront en fonctionnement vous ne devriez plus les voir dans cette posture asymétrique puisqu'elles se positionneront alors automatiquement face au vent.

Pour ceux qui veulent faire une belle photo de ce parc éolien sans prendre le risque inconsidéré de se garer sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute ou au bord du boulevard stratégique de Verdun (si si on les voit bien de là), je conseille la vue magnifique de la table d'orientation du monument de la Voie Sacrée (Google Maps) au moment où le soleil disparaît à l'horizon (pour cette photo je suis arrivé 2 mn trop tard).

Mais peut-être avez-vous d'autres points de vue à proposer ou des photos à partager ?


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